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Coronavirus : les marchés européens redoutent une deuxième vague de contaminations

Les séances se suivent et se ressemblent cette semaine. Les marchés boursiers européens ont encore fini la journée en net recul. Les investisseurs se montrent prudents, redoutant une possible deuxième vague de contaminations. Les nouvelles tensions entre la Chine et les Etats-Unis n’arrangent rien à l’affaire.

Toujours sous le coup de la crainte d’une deuxième vague de contaminations et de dégâts durables sur l’économie, les marchés européens ont de nouveau fini en net recul jeudi 14 mai.

Paris a perdu 1,65%, Francfort 1,95% et Londres 2,75%. Madrid a aussi reculé de 1,29% et Milan de 1,84%.

« Ce qui est surtout anxiogène aujourd’hui, c’est la crainte d’une deuxième vague de contaminations », a expliqué à l’AFP Michaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale chez Oddo Securities.

« C’est dans la tête de tous les investisseurs qui attendent désormais fin mai début juin pour y voir plus clair » sur un rebond de la pandémie, a-t-il complété.

Selon l’expert, « les déclarations du patron de la Fed mercredi et la polémique autour de qui aura le vaccin en premier n’ont pas aidé car cela fragilise la confiance générale ».

Entre les propos peu rassurants de Jerome Powell qui craint un impact durable de la pandémie sur l’économie et les avertissements de l’OMS selon laquelle le coronavirus pourrait « ne jamais disparaître », les investisseurs ont vu s’accumuler les perspectives sombres.

Le groupe Sanofi a par ailleurs créé la polémique en arguant que la primeur du vaccin pourrait être réservée aux Etats-Unis en raison de l’important investissement des autorités américaines. Il a renvoyé les autorités européennes à leurs responsabilités en leur demandant d’être aussi « efficaces » que leurs homologues américaines.

Nouvelles tensions entre les Etats-Unis et la Chine

La montée des tensions entre la Chine et les Etats-Unis a également eu un impact négatif.

Washington a accusé mercredi Pékin de tenter de pirater la recherche américaine sur un vaccin contre le nouveau coronavirus. Jeudi, la Chine a exprimé « sa ferme opposition face à cette diffamation américaine ». Peu après Donald Trump a encore durci le ton, menaçant de rompre toute relation avec le géant asiatique en raison de sa gestion du coronavirus et assurant qu’il ne souhaitait plus parler à son président Xi Jinping.

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Et pour alourdir encore un peu l’atmosphère, les statistiques hebdomadaires de chômage aux Etats-Unis sont venues une nouvelle fois montrer l’étendue des ravages causés par la pandémie avec plus de 2,98 millions de nouvelles demandes d’allocations la semaine passée, dépassant les prévisions.

Dans ce contexte très morose, la majorité des titres de l’indice CAC 40 a terminé dans le rouge, à l’instar de Bouygues qui a fortement reculé (- 4,62%), pénalisé par une perte nette au premier trimestre et l’absence de nouvelles prévisions.

Axa (- 2,32%) à Paris, Allianz à Francfort (- 4,44%) ou Prudential à Londres (- 5,32%) ont pour leur part fait les frais de l’annonce de Lloyd’s of London qui évalue à 203 milliards de dollars le coût de la pandémie pour le secteur de l’assurance en 2020.