La Bourse de Paris s’accorde un répit après son envolée de lundi

Après son bond de la veille (+ 5,16%), le CAC 40 s’est légèrement replié aujourd’hui (- 0,89%). Peu d’indicateurs ont animé la séance, alors qu’une série d’annonces positives avait rythmé les marchés tout au long de la journée d’hier.

Les craintes concernant la rapidité de la reprise des économies ou la possibilité d’une deuxième vague restent présentes en toile de fond. Crédit: iStock.

La Bourse de Paris a lâché du lest mardi 19 mai (- 0,89%), dans un volume d’échanges nourri de 4,4 milliards d’euros, reprenant sa respiration après son bond de la veille (+ 5,16%), qui avait été encouragé par une série d’annonces positives.

Après une envolée de 5%, « il est logique de voir aujourd’hui un marché qui est un peu plus en retrait » et décompresse, a estimé auprès de l’AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.

Il s’agit d’une « consolidation dans un contexte de marché qui reste tendu », les craintes concernant « la rapidité de la reprise des économies, la possibilité d’une deuxième vague ou encore les tensions entre les Etats-Unis et la Chine » restant présentes en toile de fond, a-t-il complété.

Hausse du pétrole, déclarations rassurantes du patron de la Réserve fédérale américaine (Fed) Jerome Powell et annonce des résultats encourageants d’un vaccin potentiel contre le Covid-19, les nouvelles positives ont rythmé la journée d’hier.

La France et l’Allemagne ont également proposé un plan de relance de 500 milliards d’euros afin d’aider l’Union européenne à surmonter la crise engendrée par la pandémie, via un mécanisme inédit de mutualisation de la dette européenne.  

Les propos de Jerome Powell scrutés

Les propos du président de la Fed, qui était auditionné ce mardi devant le Sénat américain en même temps que le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, restent « une source d’attente assez importante pour les marchés », a encore relevé M. Tuéni.

M. Mnuchin a estimé que la mise à l’arrêt de l’économie américaine en raison de la pandémie posait un « risque de dommages durables », tout en jugeant que la réouverture de l’économie devait se faire d’une « manière équilibrée et sans danger » face au Covid-19.

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Côté indicateurs, le moral des investisseurs allemand s’est amélioré en mai, poursuivant le rebond d’avril, signe d’un regain d’optimisme sur les marchés favorisé par l’allègement des mesures de confinement en Europe, selon le baromètre ZEW.

Aux Etats-Unis, les mises en chantier de logements privés ont chuté de 30,2% en avril par rapport à mars, qui avait déjà connu une baisse de plus de 20%, selon les données du département du Commerce.

En matière de valeurs, le secteur automobile a quant à lui pâti de la chute de 76,3% du marché européen en avril sur un an, qui a particulièrement touché les constructeurs français. Renault a chuté de 10,85% et Peugeot de 5,62%.

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