Déconfinement : Bruno Le Maire salue la reprise du travail

Après avoir déployé des aides exceptionnelles pour faire face à l’urgence, le gouvernement entame une deuxième phase d’action: celle du soutien aux secteurs les plus malmenés par la crise du coronavirus.

Pour le bâtiment, l’urgence est de traiter la question des surcoûts liés aux règles de sécurité sanitaire. Crédit: iStock.

« Notre objectif est la souveraineté économique de la France. » Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie ne cache pas les ambitions du gouvernement, alors que le déconfinement progressif a débuté le 11 mai et s’est accompagné d’une reprise partielle de l’activité économique. Dans un entretien accordé au Figaro, celui qui s’est exprimer sur le plan de relance programmé à la rentrée et assure être confiant. 

« L’industrie repart, les entreprises de construction devraient tourner à 60 % de leur activité normale fin mai. La sidérurgie redémarre. La consommation rebondit: la semaine du 11 au 15 mai, les paiements par carte bancaire étaient supérieurs de 8 % à la même période en 2019. Notre objectif maintenant est d’encourager cette reprise du travail », précise le ministre. 

Des discussions en cours

Après les aides massives et immédiates dégainées par le gouvernement, l’heure est au « soutien aux secteurs les plus touchés par la crise. Après le plan tourisme présenté par le Premier ministre, le président de la République annoncera la semaine prochaine un plan de soutien pour le secteur automobile »

Si les discussions sont encore en cours, les bénéficiaires des aides « devront prendre des engagements dans trois directions: le véhicule électrique, le respect de leurs sous-traitants et la localisation en France de leurs activités technologiquement les plus avancées. Toutes les aides que nous apportons aux entreprises doivent être orientées dans ces deux directions: la décarbonation de l’économie française et l’amélioration de sa compétitivité », souligne Bruno Le Maire.

Des ajustements dès juin

Un autre plan sera dévoilé au début du mois de juin, avec, cette fois, dans le viseur, l’accompagnement de l’industrie aéronautique. Mais ceux des nouvelles technologies et du bâtiment ne sont pas en reste. « Pour le bâtiment, l’urgence est de traiter la question des surcoûts liés aux règles de sécurité sanitaire. Pour la tech, nous voulons permettre à nos start-up de se financer et les protéger contre les risques de rachat par les géants du numérique », développe le ministre.

Ce dernier travaille main dans la main avec la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, afin de faire évoluer le dispositif existant. « Nous présenterons des ajustements d’ici le début du mois de juin. Nous voulons accompagner les apprentis et les centaines de milliers de jeunes qui sortiront de leurs formations à la rentrée et qui risquent de se retrouver sans emploi. »

« Décarbonation »

Pour ce qui est du plan de relance, il devrait faire l’objet d’une large consultation. « Les collectivités locales, les formations politiques, les parlementaires, les partenaires sociaux, les économistes », énumère Bruno Lemaire qui « évoque un véritable plan de transformation ».

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Celui-ci passe par la définition « des lignes directrices: la compétitivité et la décarbonation de notre économie. Par ailleurs, pour que notre relance soit efficace, elle doit aussi être cohérente avec les choix économiques de nos partenaires européens. Nous avons besoin de deux mois pour faire ce travail. (…) Avec le président de la République et le Premier ministre, nous avons un objectif stratégique: la souveraineté économique de la France ».

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