Bourse : que faire avec un budget de 5 000 euros ?

Est-il possible de débuter en bourse avec un budget de 5000 euros ? Vous vous êtes peut-être déjà posé la question. On vous répond.

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La crise du covid-19 a bel et bien fait chavirer les marchés boursiers en mars dernier. Cette opportunité vous a fait pousser des ailes et vous vous dîtes que c’est le moment idéal pour investir une somme d’argent sur les actions. Avec une mise de 5 000 euros, vous pouvez faire vos premiers pas et vous constituer un portefeuille d’actions pour investir sur du long terme. Découvrez quels sont les secteurs d’investissement, solides et résilients, à privilégier.

Passer par un courtier en ligne

Grâce à Internet, la Bourse s’est considérablement démocratisée et est devenue accessible en quelques clics. En effet, il est possible de faire ses premiers pas en engageant un capital modeste. Les courtiers en ligne proposent d’ailleurs des tarifs adaptés aux particuliers pour toutes sortes de produits financiers (actions, ETF, warrants, etc) et différentes formules de tarifs pour vos ordres de bourse, en fonction du montant de vos transactions et de votre profil (débutant, trader avancé).
Vous pourrez ouvrir en quelques clics un PEA (plan épargne en actions) ou un compte titres. Sachez qu’à partir de 5 ans de détention d’un PEA, vous bénéficiez d’une exonération de l’impôt sur les plus-values réalisées en bourse. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2% restent dus. En contrepartie, votre PEA est soumis à un plafond de versement de 150 000 euros et les titres éligibles sont limités aux entreprises cotées dont le siège social est situé dans l’Union européenne.
Autre possibilité : ouvrir un compte titres ordinaire en investissant dans des fonds ou des produits de bourse. Dans ce cas de figure, vous pourrez multiplier les lignes sans contraintes de zones géographiques ni plafond. Cependant, sachez que fiscalement, c’est moins avantageux, les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (Flat Tax) à 30%. Vous pouvez aussi choisir le barème progressif. La plus-value imposable doit alors être ajoutée à vos autres revenus lors de la déclaration des revenus. Le montant global est ensuite soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Miser sur 10 valeurs solides

Vous avez un budget de 5 000 euros mais vous ne souhaitez pas prendre de risque excessif. Il faudra donc se concentrer sur des sociétés ayant fait leur preuve par le passé et diversifier vos investissements.
En misant sur 10 valeurs d’un montant de 500 euros chacune, vous atteindrez l’objectif fixé. Vous pourrez suivre au quotidien la bourse de Paris à travers différents indices comme le CAC 40 ou le SBF120, l’indice plus large calculé chaque jour à partir des cours des 40 actions du CAC 40 et de 80 valeurs majeures de taille intermédiaire. Un conseil, suivez l’actualité des entreprises cotées dans la presse, sur les communiqués et sur des sites spécialisés comme La Lettre De La Bourse. Vous aurez peut-être à faire des arbitrages (achat ou ventes) en fonction des dernières publications de résultats. Voici des secteurs solides, malgré les vents contraires, sur lesquels vous pourriez prendre des positions sur du long terme.

Exemple de composition du portefeuille avec 10 valeurs

Acheter Biomérieux à 110 euros, Sanofi à 80 euros, LVMH à 350 euros, L’Oréal à 225 euros, Neoen à 30 euros, Schneider Electric à 78 euros, Bouygues à 26 euros, Air Liquide à 110 euros, Dassault Systèmes à 120 euros, Veolia à 18 euros.

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Les valeurs de la santé ont la cote

La crise du coronavirus est une crise « sanitaire » à laquelle certaines sociétés du secteur de la santé se sont empressées de trouver des réponses en attendant qu’un laboratoire trouve enfin un vaccin efficace. En bourse, cela se traduit pour un intérêt croissant des investisseurs pour le domaine de la santé et une hausse des valorisations des sociétés concernées. Le laboratoire Sanofi a publié un résultat net en hausse de 15,9% au premier trimestre 2020 par rapport à la même période l’an dernier.L’action résiste bien, et le marché suit de près les annonces du groupe concernant des essais en cours d’un vaccin expérimental anti-covid-19 sur des milliers de patients. Autre exemple, l’action du spécialiste du diagnostic Biomérieux a bondi de près de 30% depuis le début de l’année alors que le CAC 40 perd encore près de 20%.

Le luxe résiste malgré tout

Avec le confinement, la consommation des produits de luxe a connu un arrêt total dans de nombreuses régions du monde, dont l’Asie habituellement friande des enseignes françaises haut de gamme. En bourse, c’est une autre histoire qui se joue. En premier lieu, pour Hermès qui a plutôt bien résisté à la crise mondiale en comparaison à ses concurrents directs grâce à son positionnement très haut de gamme et à une longue liste d’attente pour certains produits.
Autre poids lourd du luxe français, LVMH. Le groupe a publié un chiffre d’affaires au 1er trimestre, à périmètre et devises comparables, en recul de 17%. Le groupe de luxe contrôlé par la famille Arnault a toutefois constaté, comme ses confrères, une reprise en Chine des ventes produits de luxe français. Il est par ailleurs très bien diversifié et solide sur le plan financier.

Le secteur des énergies renouvelables se maintient

Le secteur des énergies renouvelables a le vent en poupe ces dernières années. Les pays sont appelés à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour la sauvegarde de la planète et freiner le changement climatique. Dans cette perspective, de nombreuses sociétés cotées se sont lancées dans des projets à caractère durable, en produisant des solutions alternatives (éoliennes, solaire, hydraulique et biomasses). Les investissements dans la transition énergétique semblent aujourd’hui cruciaux. Le producteur d’énergie solaire et éolienne, Neoen a vécu le décrochage en bourse comme tout le monde en mars dernier mais le titre s’est vite rattrapé, notamment après la publication d’un bon chiffre d’affaires au premier trimestre et de perspectives rassurantes. Le producteur d’électricité verte Voltalia a de son côté vu ses ventes d’énergie portées par la montée en puissance des nouvelles centrales, en particulier hors Brésil. En France, qui représente 30% des revenus, la production a connu une avancée de plus de 50% grâce aux nouvelles centrales éoliennes, solaires et hydroélectriques installées en 2019, ainsi qu’avec la très bonne performance des centrales éoliennes plus anciennes. A noter de nouveaux contrats sur l’Hexagone remportés par la filiale Helexia, notamment pour des projet d’ombrières photovoltaïques et d’autoconsommation de toitures pour des enseignes de la grande distribution.
Enfin, Albioma, premier producteur d’énergies photovoltaïques en Outre-Mer, a confirmé ses objectifs avec un chiffre d’affaires en hausse de 13% sur le premier trimestre. La société a pu maintenir le fonctionnement de ses installations, notamment grâce à un court arrêt de la centrale de Codora au Brésil, qui a pu redémarrer sa production dès le 2 mars. Autres annonces : des projets remportés en équipements solaires en Outre-mer et la mise en service d’une centrale photovoltaïque avec stockage du Stade de l’Est à La Réunion au mois d’avril.

Les valeurs Technos en force

Le secteur technologique a aussi montré une bonne résistance pendant la crise sanitaire, mais il est surtout représenté par des entreprises américaines comme Amazon, Apple, Microsoft, Alphabet, Facebook ou Netflix qui surfent sur la digitalisation de l’économie. Pour s’y intéresser, mieux vaut choisir un ETF ou un fonds investi sur cette thématique (un ETF sur l’indice Nasdaq des valeurs technologiques américaines par exemple). La seule grande valeur technologique française est Dassault systèmes qui mérite toute sa place dans un portefeuille.

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