Economie: les offres d’emploi en augmentation en juin

Les offres d’emploi sont plus nombreuses, mais ni les secteurs d’activité ni les régions ne sont logés à la même enseigne.

L'embellie n’est pas encore en mesure de faire oublier que le gouvernement anticipe la suppression de 800 000 emplois. Crédit: iStock.

La reprise de l’activité économique s’accélère, mais des contrastes régionaux et sectoriels persistent selon une étude du site Hellowork, spécialisé dans les offres d’emploi, dévoilée en exclusivité au Parisien.fr. Cette conclusion se base sur les offres d’emploi, plus nombreuses sur les plateformes de diffusion depuis le début du mois de juin. 

« C’est encourageant. Les recruteurs diffusent de nouveau des annonces et se projettent dans les mois à venir. Il va néanmoins falloir voir si ça dure », commente David Beaurepaire, directeur délégué de Hellowork, au quotidien Le Parisien. Selon l’étude, l’hôtellerie, la restauration, les services aux entreprises ou encore l’agroalimentaire sont les secteurs qui recrutent le plus. L’industrie manufacturière, l’industrie aéronautique et les services à la personne sont en revanche plus lents à se remettre en marche. 

Une embellie insuffisante

D’un point de vue géographique, l’Ile-de-France et le Grand-Est sont les régions où la reprise est la plus significative, devant la Bretagne et la Normandie. L’Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine comme les Pays de la Loire sont en revanche plus à la peine. « La situation n’est pas catastrophique, mais cela reste poussif, les entreprises encaissent encore aujourd’hui des baisses d’activité importantes », note Mathieu Plane, économiste à l’OFCE et spécialiste du marché de l’emploi. 

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Mais « pour que la baisse impressionnante du niveau d’emploi dans la crise soit compensée, il doit y avoir rapidement un effet rattrapage », indique au quotidien Bernard Gomel, chargé de recherches au CNRS. La consommation des ménages jouera également un rôle très important dans la reprise et les offres d’emploi qui sont en fait très peu nombreuses à être mises en ligne. Et on sait que les contrats proposés par la restauration sont généralement courts. Alors, si cette embellie apparente est bien réelle elle n’est pas, pour le moment, en mesure de faire oublier que le gouvernement anticipe la suppression de 800 000 emplois en France, à cause du coronavirus.

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