Climat: le non-respect de l’accord de Paris pourrait coûter 600 000 milliards de dollars

Selon des chercheurs, l’inaction climatique pourrait coûter 600 000 milliards de dollars aux Etats.

Le report de la COP 26 pourrait coûter très cher aux Etats. Crédit: iStock.

L’accord de Paris, signé en 2015, vise un réchauffement limité à 2°C, voire 1,5°C d’ici 2 100. Des chercheurs chiffrent à 600 000 milliards de dollars (535 086 milliards d’euros) le non-respect de cet objectif, selon une étude reprise par Novethic. Pour atteindre cet objectif, les pays s’engagent sur des plans d’actions dits NDC renouvelables tous les cinq ans.

L’étude identifie les coûts tels que les dommages liés aux événements climatiques, ainsi que les investissements, pour évaluer les pertes ou les gains théoriques pour l’économie mondiale en fonction des différents scénarios. Si les NDC actuels n’étaient pas rehaussés, cela pourrait coûter entre 126 000 et 616 000 milliards de dollars (112 368 et 549 354 milliards d’euros) aux Etats d’ici 2100. Un moindre mal par rapport aux pertes estimées à 800 000 milliards de dollars (713 448 milliards d’euros), si les NDC actuels n’étaient pas appliqués. Des sommes qui oscillent entre 1,4 et 7,5 fois le PIB mondial actuel.

Report de la COP 26

En revanche, si les Etats parviennent à atteindre les objectifs de l’accord de Paris, les pertes seraient limitées à une somme comprise entre 336 000 et 422 000 milliards (299 648 et 376 343 milliards d’euros). « Sans ces investissements, les émissions [de gaz à effet de serre] ne peuvent être réduites, et les dommages climatiques auront une plus grande probabilité de se produire, entraînant d’immenses pertes économiques. Si les pays sont conscients qu’ils vont encourir ces pertes s’ils ne réduisent pas leurs émissions, seront-ils plus rationnels dans leurs choix, renforçant leur réponse au changement climatique ? », s’interroge Biying Yu, de l’Institut de technologie de Pékin, l’un des auteurs de l’étude. 

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Les NDC actuels placent la planète sur la trajectoire d’un réchauffement de 3°C à 4°C d’ici 2100, selon les experts de l’ONU. Ils devaient être révisés en novembre à Glasgow, lors de la COP 26, mais le sommet a été reporté à 2021 en raison de la pandémie de coronavirus

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