Economie: les contrats courts portent la reprise du marché du travail

Le nombre d’offres d’emploi a fortement augmenté en mai, notamment les CDD. Les offres de contrats de plus d’un mois ont bondi en mai.

Le nombre d'offres d'emploi a progressé, mais dans l'industrie. Crédit: iStock.

Le marché du travail retrouve de la vigueur. En mai, le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois a augmenté de 75,9%, hors intérim, chiffre l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss) dans son baromètre économique du mois de juin. Une étude réalisée avec les Unions de recouvrement des cotisations de Sécurité sociale et d’Allocations familiales (Urssaf). 

Pour autant, l’impact de la crise sanitaire perdure puisque le marché du travail a reculé de 52,7% au cours des trois derniers mois et de 50,7% en un an. Pour autant, la hausse des déclarations d’embauche enregistrée en mai 2020 est un signal positif. Celles-ci ont progressé de 91,7% pour les CDD de plus d’un mois et de 61,8% que pour les CDI. La réouverture des cafés, restaurants et la reprise même timide de l’activité touristique participent à l’envolée du nombre de contrats courts. Ces secteurs recourent en effet massivement aux travailleurs saisonniers.

L’industrie profite de l’embellie

Une embellie qui concerne également les secteurs les plus malmenés par la crise sanitaire. Pour preuve, dans l’industrie, les déclarations d’embauche de plus d’un mois ont explosé de 76% en mai. Malgré cela, sur un an, la baisse atteint 40,9%.

Selon le baromètre, la masse salariale soumise à cotisations sociales du secteur privé a diminué de 2,9% au premier trimestre 2020, avec une chute de 10,1% pour le seul mois de mars. Cette contraction est notamment liée à la baisse de 2,7% du salaire moyen par tête, qui s’explique notamment par le recours massif à compter de la mi-mars à l’activité partielle, dont l’indemnisation n’est pas soumise à cotisations sociales.

Un recul modéré de la masse salariale

Quid des effectifs salariés? Fin mars 2020, ceux du secteur privé ont affiché une diminution de 2,6% par rapport au niveau enregistré fin décembre 2019 et de 1,6% sur un an. Toutefois, cette baisse étant concentrée sur la fin du mois de mars, elle contribue relativement peu au recul de la masse salariale du trimestre précise le baromètre. En revanche, entre avril 2019 et avril 2020, cette masse salariale soumise à cotisations sociales du secteur privé a reculé de 24,6%. Dans le même temps, le chômage partiel a progressé pour s’établir à 15,4% en avril 2020, contre moins de 0,2% sur les périodes précédant la crise du Covid 19. 

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Aussi, dans ce contexte, l’amélioration enregistrée en mai ne permet pas de tirer un trait sur les prévisions du gouvernement en matière de suppression d’emplois en 2020. Celui-ci anticipe la perte de 800 000 emplois en France à cause du coronavirus.

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