LVMH table sur une « reprise graduelle » de son activité au cours du second semestre

Le géant du luxe a indiqué lors de son assemblée générale que les résultats du deuxième trimestre seront « particulièrement affectés » par l’impact de la pandémie. Il s’attend à une reprise graduelle de ses ventes au cours du second semestre. Le dividende ramené à 4,80 euros par action a été approuvé par les actionnaires.

L'impact sur les résultats des fermetures de boutiques et des sites de production pendant le premier semestre n'a pas été précisément évalué à ce stade, a indiqué le groupe de luxe. Crédit: iStock.

Le géant du luxe LVMH s’attend à une « reprise graduelle » de son activité au second semestre de l’année. Il a ainsi indiqué à l’occasion de son assemblée générale que le deuxième trimestre, dont les performances seront dévoilées fin juillet, sera « particulièrement affecté » par l’impact de la pandémie.

« Nous ne connaissons pas encore totalement le calendrier de retour à la normale dans les différentes zones d’implantation du groupe », mais il y a « des signes assez vigoureux de reprise au mois de juin dans un certain nombre de nos activités », a indiqué aux actionnaires le PDG Bernard Arnault.

Les ventes du numéro un mondial du luxe avaient enregistré une baisse de 15% au cours du premier trimestre, à 10,6 milliards d’euros.

Concernant le deuxième trimestre, il sera « particulièrement affecté » par les effets de la pandémie, selon les documents présentés aux actionnaires, lors de l’AG qui se tenait en ligne et à huis clos.

Une vision de long terme

Une « reprise graduelle (est) attendue au second semestre », indique le groupe aux 75 « maisons » (Louis Vuitton, Dior, Guerlain, Fendi, Dom Pérignon ou encore Bulgari), qui prévient d’un « impact sur les ventes et les résultats 2020 ».

« Même s’il est assez difficile de projeter le reste de l’année dans les circonstances actuelles, nous pouvons indiquer que l’effet de la situation tout à fait exceptionnelle que nous connaissons continuera de se faire sentir dans les mois à venir », a indiqué le directeur financier Jean-Jacques Guiony.

« Les fermetures de boutiques et des sites de production pendant le premier semestre auront bien sûr un impact sur les ventes et les résultats annuels 2020. Cet impact ne peux encore être précisément évalué à ce stade », et « nous ne savons pas en particulier ce qu’il va en être de la disparition, que l’on espère totale, de ce virus », a mis en avant Bernard Arnault.

Selon lui, « LVMH témoigne d’une bonne capacité de résistance dans cet environnement perturbé » et « des efforts d’adaptation ont été activement menés afin de contrôler les coûts et d’accroître la sélectivité de nos investissements ».

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« Nous resterons animés par notre vision de long terme, l’horizon vers lequel nous restons concentrés. Nous sommes convaincus que l’attractivité de nos maisons et l’agilité de notre organisation nous permettront non seulement de surmonter cette crise, mais surtout d’être encore plus performants lorsqu’elle s’estompera », a affirmé le PDG, première fortune de France et troisième mondiale selon le classement Forbes.

L’assemblée générale des actionnaires a notamment approuvé à 99% la réduction de 30% du dividende initialement proposé au titre de 2019, qui s’établit ainsi à 4,80 euros par action (soit un rendement de 1,26%). Le titre s’adjugeait 0,6% en milieu de journée dans un marché atone.

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