Les assemblées générales des actionnaires ont été très suivies sur Internet

Selon une étude réalisée par l’Hebdo des AG, la crise liée au coronavirus et les questions sociales et environnementales ont été au cœur des assemblées générales. Les audiences sur Internet ont été fortes, et la participation plus élevée que les années précédentes. Le nombre de résolutions contestées est en hausse, tandis que le vote de la raison d’être est consensuel.

Dix nouvelles sociétés cotées ont inscrit une "raison d’être" dans leur statut, ce qui monte le total à 12 depuis l’ouverture de cette possibilité offerte par la loi Pacte. Crédit: iStock.

La crise liée à la pandémie de coronavirus a été au cœur des Assemblées générales en 2020, tant dans leur déroulement que dans les questions des actionnaires, qui ont massivement suivi les assemblées en ligne, selon un bilan publié par l’Hebdo des AG.

Le Covid 19 a occupé près de 15% du temps des assemblées générales des entreprises du CAC 40 et du Next 80 (qui rassemble les 80 valeurs les plus négociées du marché parisien), tout en concentrant plus de 20% des questions des actionnaires.

« Les assemblées annuelles 2020 sont la tribune d’où les dirigeants des sociétés ont donné le signal du redémarrage », commente l’étude, notant que contrairement aux années précédentes, « l’année écoulée a pris très peu de place » dans le déroulement des AG.

Outre le Covid, les engagements sociaux et environnementaux ont pris plus de place dans les discussions. Dix nouvelles sociétés cotées ont inscrit une « raison d’être » dans leur statut, ce qui monte le total à 12 depuis l’ouverture de cette possibilité offerte par la loi Pacte. Ces « raisons d’être » ont toutes été approuvées à plus de 99%.

La responsabilité sociale et environnementale (RSE) a fait l’objet d’un exposé similaire à l’année précédente, mais elle a concerné près du quart du temps des questions des actionnaires pour le CAC40 et le Next 80, contre 12% pour le CAC 40 et 5% pour le Next 80 en 2019.

Une plus forte contestation

Les Assemblées ont été tenues à huis clos, mais étaient accessibles sur internet. L’audience de leurs diffusions en webcast a été multipliée par quatre par rapport à l’affluence physique de 2019.

« 52% des sociétés ont organisé une retransmission vidéo ou audio en direct, avec la possibilité d’envoyer des questions par mail jusqu’à la veille. Une vingtaine de sociétés ont organisé des séances de questions-réponses en direct », précise l’étude, qui estime que « la technologie a redynamisé le dialogue actionnarial ».

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Ainsi, le nombre de questions par assemblée pour les entreprises du CAC 40 s’est élevé à 41, contre 13 en 2019.

La participation est allée de pair avec une plus grande contestation : le nombre de résolutions votées avec moins de 80% d’approbation est plus élevé qu’en 2019 (de 38 à 80 pour le Next80).

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