La Bourse de Paris indécise avant le début des publications semestrielles

Le CAC 40 a clôturé une semaine terne par un bond de 1,01%, à 4.970, 48 points. La propagation de l’épidémie aux Etats-Unis inquiète toujours. Les marchés vont rentrer dans le vif du sujet la semaine prochaine avec les publications des résultats semestriels des banques américaines.

Les marchés vont rentrer la semaine prochaine dans le vif du sujet avec les premières publications des résultats semestriels. Crédit: iStock.

La Bourse de Paris s’est montrée indécise en début de matinée avant de repartir à la hausse. Le CAC 40 s’est adjugé au final 1,01% sur la séance, à 4.970,48 points, ce qui a ramené son recul sur la semaine à 0,73%.

Les marchés se sont montrés une nouvelle fois très volatiles, ne sachant pas vraiment à quoi se rattacher. Ils vont rentrer la semaine prochaine dans le vif du sujet avec les premières publications des résultats semestriels. Ce sont comme d’habitude les banques américaines et le producteur d’aluminium Alcoa qui vont débuter la saison. Les investisseurs vont scruter avec attention le montant des provisions que les établissements bancaires vont passer dans leurs comptes, après des niveaux déjà élevés au premier trimestre.

Il faudra patienter encore une semaine pour que les groupes français publient leurs résultats. Ces derniers seront, à quelques exceptions près, mauvais, mais les marché seront surtout attentifs aux prévisions pour la seconde partie de l’exercice et 2021, prévisions qui permettront d’ajuster les anticipations de bénéfices, et ainsi, les niveaux de valorisation.

Les marchés, qui tablent sur un recul des bénéfices pour 2020 compris entre 30 et 40%, valorisent déjà 2021. Or pour l’heure, ils naviguent à vue, sans visibilité, les entreprises ayant très peu communiqué sur l’impact réel de la crise sanitaire et économique sur leur activité. La publication permettra d’y voir plus clair, et l’on pourrait assister à de fortes fluctuations des cours selon que les surprises sont plus ou moins bonnes.  

Le scénario d’une reprise rapide s’éloigne

Cette période pourrait un temps reléguer la propagation du virus aux Etats-Unis – et dans d’autres régions du monde – au second plan. Mais l’aggravation de l’épidémie dans les Etats du Sud et de l’Ouest du pays inquiète. Le nombre de nouveaux cas de contamination ne cesse de croître, la faute en incombant à des déconfinements trop hâtifs et au comportement jugé irresponsable de certains américains.

Cette situation aura pour effet de compromettre la reprise de l’activité économique, et de retarder le retour à la « normale ».

En revanche, le sommet entre les pays membres de l’Union européenne prévu en fin de semaine prochaine, les 17 et 18 juillet, constitue un événement très attendu. Il pourrait déboucher sur l’adoption à l’unanimité du plan de relance de 750 milliards d’euros proposé par la Commission européenne.

Auquel cas, il marquerait un tournant dans la construction européenne, et pourrait jouer le rôle d’un nouveau catalyseur pour les marchés.

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Du côté des titres, seules les valeurs technos, – STMicroelectronics a gagné 5,62% sur la semaine, Capgemini 2,61% et Dassault Systèmes 1,23% -, et dans une moindre mesure les valeurs du luxe, – Kering a pris 1,49% et Hermès 0,86%, ont tiré leur épingle du jeu.

Air Liquide (+ 1,77%) a bénéficié du regain d’intérêt pour l’hydrogène présenté comme une alternative au pétrole.

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