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Entreprises: les impôts de production baissent bien, mais moins qu’annoncé

Agnès Pannier-Runacher est revenue sur le « couac » gouvernemental autour de la baisse des impôts de production, vendredi 17 juillet.

La baisse des impôts de production de 20 milliards d’euros sera finalement une baisse de 10 milliards en 2021 avant autre diminution d’un même montant en 2022. La ministre déléguée chargée de l’industrie, Agnès Pannier-Runacher, est venue le confirmer, sur BFMTV, vendredi 17 juillet. « C’est 10 milliards de baisse et c’est une baisse massive pour les entreprises », a-t-elle souligné.

La ministre déléguée a également pris le soin de rappeler que « cela fait plus de trois ans qu’avec Bruno le Maire, on se bat pour obtenir cette baisse des impôts ». Pour elle, c’est sûr, cette réduction est favorable aux salariés, mais permettra aussi de rendre l’économie française plus compétitive.

Une aide ciblée sur l’industrie

Pour atteindre cet objectif, cette aide sera particulièrement ciblée sur les industriels. « A ce stade, le scénario qui se dessine avec le plus de force » est celui d’une baisse de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises CVAE, indique Agnès Pannier-Runacher. 

Afin d’éviter que cette hypothèse ne fasse ruer les régions dans les brancards, cette dernière a tenu à préciser que la perte « sera compensée pour les régions puisqu’elles ont vocation à investir dans le développement économique, donc il ne faut pas prendre à droite pour donner à gauche ».

Pérenniser cette baisse

Et d’ajouter que l’objectif du gouvernement est de pérenniser la baisse des impôts de production. « Toute notre politique fiscale est orientée pour faire en sorte que (…) les entreprises puissent continuer à se développer et créer de l’emploi », assure la ministre déléguée. Elle en veut pour preuve le fait qu’à la baisse annoncée il faut ajouter une enveloppe de 20 milliards d’euros d’investissement allouée aux entreprises.

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Par ailleurs, « dans le cadre du projet de loi de finances rectificative, il y aura une enveloppe de 490 millions d’euros ». Prévue « sous la forme d’un amendement », elle pourrait, si nécessaire, être débloquée dès cet été.