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Economie: la baisse d’activité pèse sur le moral des entrepreneurs

Les chefs d’entreprise affichent un regain de confiance modéré. Inquiets en raison de la baisse d’activité et quant à l’avenir, 33% ne partiront pas en vacances.

Food truck entrepreneur indépendant
Food truck entrepreneur indépendant

Si le regain de confiance des entrepreneurs se poursuit par rapport au mois de mai, il progresse lentement. Dans les très petites entreprises (TPE), il recule même : il perd sept points, chiffre une étude OpinonWay publiée le vendredi 24 juillet. De manière générale, 35% des patrons se disent inquiets. L’enregistrement d’une baisse du niveau d’activité depuis le début de l’été par 59% d’entre eux explique en partie les craintes des dirigeants et leur attentisme. D’autant qu’ils sont plus d’un tiers a estimé que leur activité stagne.

Le secteur du commerce, qui englobe l’hôtellerie-restauration est particulièrement touché par la baisse d’activité (67%). Comme celui des services, qui inclut les arts et spectacles (59%). Tous secteurs confondus, les TPE subissent de plein fouet ce recul de l’activité. Il atteint 60% contre 44% dans les entreprises plus importantes.

Une forte envie de déconnecter

Dans ce contexte post confinement, où la relance de l’activité est au centre des attentes, les dirigeants qui prendront des congés d’été sont 67%, soit neuf points de moins qu’en juillet et août 2019. Cette moyenne cache une grande disparité selon les secteurs d’activités. Seule la moitié des patrons du secteur du commerce prendra des vacances contre 72% à 75% dans les autres secteurs. Quant aux dirigeants de TPE, ils seront 66% à faire une pause contre 88% des dirigeants d’entreprises plus importantes. En revanche, ceux qui partiront affichent une forte envie de se déconnecter du travail durant cette période (64%). 

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Egalement interrogés sur la 5G, les patrons français semblent avoir relégué ce point pourtant sujet à débat, au second plan, en cette période de relance économique. Ils sont ainsi 91% à penser que son arrivée ne changera rien ou presque à la vie de leur entreprise. Quant aux 9% qui perçoivent un impact, ils l’imaginent positif (7%). 5% se disent qu’il permettra à leur entreprise de gagner en compétitivité et 2% espèrent qu’il contribuera à la commercialisation de nouvelles offres.