La Bourse de Paris clôture en baisse une semaine animée

Le CAC 40 a cédé 1,43% et est repassé sous la barre des 4.800 points, un niveau qu’il n’avait pas touché depuis deux mois. Son recul sur la semaine s’élève à 3,49%. Les marchés sont de plus en plus préoccupés par les conséquences de la reprise de la propagation de l’épidémie, notamment aux Etats-Unis.

La propagation continue de l’épidémie aux Etats-Unis et son éventuelle résurgence en Europe constituent de véritables sources d’inquiétudes pour les marchés. Crédit: iStock.

La semaine était annoncée comme celle de tous les dangers, la prémonition s’est vérifiée. L’indice phare de la Bourse de Paris a cédé 1,43% le vendredi 31 juillet, pour clôturer à 4.783,69 points, ce qui porte sa perte sur la semaine à 3,49%. Revoilà le CAC 40 sous les 4.800 points, ce qui nous ramène deux mois an arrière.

Ce n’est pas tant les chiffres historiques de baisse des PIB des deux côtés de l’Atlantique ou la litanie de résultats semestriels dégradés par l’impact de l’épidémie qui ont affecté les marchés, mais l’évolution sans fin de l’épidémie et son impact sur l’activité économique.

Les investisseurs espéraient voir le bout du tunnel, mais rien n’est encore acquis. Les chutes de 13,8% du PIB français, de 11,9% de celui de l’Union Européenne ou encore de 32,9% du PIB américain en rythme annualisé au deuxième trimestre sont certes spectaculaires, mais elles étaient largement anticipées.

En revanche, la propagation continue de l’épidémie aux Etats-Unis et son éventuelle résurgence en Europe constituent de véritables sources d’inquiétudes. Si un reconfinement total est exclu, les mesures de restriction prises ici et là ont un impact sur la reprise économique.

C’est notamment parlant aux Etats-Unis. La confiance des consommateurs s’est fortement dégradée au mois de juillet, et les dépenses des ménages ont augmenté moins vite en juin que le mois précédent. Les nouvelles demandes d’allocations chômage ont repris le chemin de la hausse depuis trois semaines

Une situation préoccupante d’autant que les négociations entre les élus démocrates et républicains au Congrès pour le nouveau plan d’aide à destination des chômeurs n’ont pas abouti, alors que l’aide précédente a pris fin.

L’économie américaine fragilisée

L’espoir d’un rebond s’éloigne, et la question dans les semaines à venir sera peut-être de savoir si le pays qui est entré officiellement en récession ne va pas y rester un trimestre supplémentaire.

Cette fragilité de la première économie mondiale aura des répercussions sur les marchés qui vont de nouveau avoir un œil attentif sur l’évolution de l’épidémie. Ils devraient encore s’accrocher à toutes les annonces de progrès sur un traitement ou sur un vaccin.

Du côté des valeurs, les résultats semestriels des entreprises ont donné lieu comme attendu à des fluctuations de cours significatives. Il est vrai que les groupes avaient très peu communiqué sur l’impact de la crise sanitaire sur leur activité, et qu’en conséquence, les marchés ne disposaient pas de repères.

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Toute la semaine a été animée par son flot de bonnes et mauvaises surprises. Celles du jour : Engie (+ 4,01%) pour le CAC 40, le groupe ayant annoncé son intention de recentrer son activité en accélérant son développement dans les renouvelables et les infrastructures, et Korian (+ 5,65%) pour le SBF 120 qui a publié un chiffre d’affaires supérieur aux attentes.

A noter également, les bénéfices gigantesques réalisés par les Gafa (Google, Amazon, Facebook et Apple) au titre de leur deuxième trimestre. Alors que les grands groupes industriels ont plié sous l’effet de la crise, les valeurs technologiques en ont pleinement tiré profit. Les marchés l’avaient, là également, en grande partie anticipé.

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