Economie: fin juin, le déficit atteignait près de 124,9 milliards d’euros

La forte hausse du déficit public en un an s’explique par les effets de la crise sanitaire. D’un côté le gouvernement à mis sur la table des milliards d’euros pour soutenir l’économie et l’emploi. De l’autre, les recettes se sont amoindries.

Bercy a détaillé les recettes et les dépenses de l'Etat. Crédit: iStock.

En six mois, le déficit du budget de l’État s’est creusé de 47,6 milliards d’euros par rapport à la fin 2019. A la fin du mois de juin, il a atteint 124,9 milliards d’euros. Un an plus tôt, il se chiffrait à 77,3 milliards d’euros. Dans un communiqué du mardi 4 août, le ministère chargé des Comptes publics justifie « cet écart principalement par les effets de la crise ».

Pour preuve, au 30 juin, les dépenses du budget général (hors prélèvements sur les recettes) étaient supérieures de plus de 24 milliards à ce qu’elles étaient un an plus tôt. Elles sont passées de 174,2 milliards en juin 2019 à 198,5 milliards aujourd’hui, afin de financer les mesures de soutien à l’économie, dont l’indemnisation du chômage partiel et le fonds de solidarité pour les entreprises.

Baisse des recettes

Parallèlement, la crise a également eu des effets sur les recettes de l’Etat. Le confinement et la réduction de l’activité se sont soldés par une baisse de 14,4 milliards d’euros des rentrées financières sur un an. Cette différence « s’explique principalement par les recettes nettes de TVA » et creuse le déficit.

Le communiqué énumère ainsi les « effets conjoints de la contraction de l’activité économique, de l’accélération des remboursements de crédits de TVA aux entreprises, ainsi que de reversements plus précoces et plus importants de l’Acoss compensant les exonérations de cotisations sociales ».

Moins de carburant consommé

A cela s’ajoute une réduction de la consommation de carburant et donc des recettes de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE). Les encaissements liés à cette taxe diminuent ainsi de 1,8 milliard par rapport à fin juin 2019. Soit une baisse de plus d’un tiers en un an.

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Le document met aussi un point positif en avant: les recettes fiscales nettes du mois de juin 2020, ont été équivalentes à celles de juin 2019, « signe d’une reprise de l’activité ». Mais il ne faut pas perdre de vue le fait que, si la perception de l’impôt sur les sociétés a progressé de plus de 30% (15,6 milliards) grâce aux bons résultats enregistrés en 2019, ceux de 2020 seront moindres. 

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