Emploi: les travailleurs à temps partiel pas logés à la même enseigne

Les femmes, les jeunes et les seniors sont particulièrement concernés par le temps partiel. Une étude de la Dares met en lumière les inégalités qui entourent les conditions de travail de ces salariés.

Pour de nombreuses femmes, travailler à 80% est un choix. Crédit: iStock.

Quelque 3,3 millions de travailleurs sont concernés par le travail à temps partiel en France. Dans son analyse du mois d’août, la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) ne cache pas que « le temps partiel recouvre des organisations hebdomadaires du temps de travail et des conditions d’emploi très diverses ».

Parmi les 18,4% de salariés du secteur privé travaillant à temps partiel, 78% sont des femmes. Et 91% des salariés à temps partiel dans le secteur privé sont employés dans des activités tertiaires. Les salariés à temps partiel dits « stables » gagnent en moyenne 1 229 euros par mois. Ces emplois stables concentrent 41% de l’ensemble des emplois à temps partiel (ETP), et s’accompagnent en grande majorité d’un contrat à durée indéterminée (CDI). Généralement, leur temps de travail hebdomadaire atteint au moins 24 heures et est effectué en moins de cinq jours. 

29% d’emplois « atypiques »

Une autre catégorie regroupe les emplois à temps partiel dits « courts ». Dans ce cas, qui concerne 30% des travailleurs à temps partiel, les salariés travaillent moins de 24 heures par semaine, réparties sur cinq jours ou plus. Ceux-ci, ne gagnent que quelque 602 euros par mois. Les moins de 26 ans sont nombreux dans cette deuxième catégorie, comme dans celle des emplois à temps partiel « atypique » en raison de leur situation matrimoniale et de leur niveau de diplôme. Par atypique, on entend le travail le weekend, le soir ou la nuit. Cette catégorie concerne 29% des emplois à temps partiel et sert régulièrement à compléter des revenus insuffisants.

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Pour de nombreuses femmes, bénéficier d’un emploi à temps partiel « stable » permet de travailler à 80% sur quatre jours afin de pouvoir garder leurs enfants. On les retrouve notamment dans la finance et l’immobilier.

47% aimeraient travailler plus

La situation de nombreux travailleurs ayant signé un contrat « court » est tout autre. 51% d’entre eux déclarent être « l’impossibilité de travailler davantage » à leur poste actuel. Et 47% de ceux qui souhaiteraient travailler davantage ne trouvent pas plus d’heures. A cela s’ajoute une autre particularité des emplois à temps partiel : ils s’accompagnent souvent d’horaires variables d’une semaine sur l’autre. 

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