Se connecter S’abonner

Coronavirus: huit entreprises intermédiaires sur dix baissent leurs investissements

Les entreprises de taille moyenne s’inquiètent fortement de la situation économique, selon une étude du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (Meti) et de Mawenzi Partners. 
Prélèvement à la source entreprise

La crise du coronavirus impacte fortement tous les secteurs et toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Du côté des ETI, les entreprises de taille intermédiaire, l’inquiétude se fait fortement sentir. En conséquence, près de 80% ont baissé leurs investissements de l’année, selon une enquête du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (Meti) et de Mawenzi Partners. Du 23 au 29 juillet, 3 000 dirigeants ont exprimé leurs attentes et leurs intentions.

Au moins 20% d’investissements annulés

Une ETI sur deux va diminuer ses investissements d’au moins 20% en 2020, mais également en 2021. Une entreprise sur trois prévoit par ailleurs d’annuler « certains projets de création ou d’extension de site commercial et/ou industriel en 2020 et 2021 ». L’industrie, qui constitue le domaine d’activité représenté par la moitié des dirigeants interrogés par la Meti, est très lourdement touchée : 85% de ces entreprises procèdent à une baisse de leurs investissements.

Sept entreprises intermédiaires sur dix affichent une inquiétude pour « la solidité des entreprises de leur département ». Pour deux sur dix, il s’agit même d’une inquiétude « majeure ». 60% des ETI sont préoccupées par la santé des acteurs économiques avec qui elles travaillent, comme les sous-traitants ou les prestataires. Les secteurs du tourisme et du commerce restent les plus anxieux, contrairement au secteur des services où 55% des dirigeants se disent « confiants ».

A LIRE >> Coronavirus: les TPE et les PME auront jusqu’à 36 mois pour rembourser leurs charges

Une baisse des impôts insuffisante selon les ETI

En juillet, le gouvernement avait annoncé une baisse de 20 milliards d’euros d’impôts pour les entreprises, finalement ramenée à 10 milliards d’euros cette année avant une autre diminution d’un même montant en 2022. « Toute notre politique fiscale est orientée pour faire en sorte que (…) les entreprises puissent continuer à se développer et créer de l’emploi », avait ainsi expliqué la ministre déléguée chargée de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, sur BFMTV. 88% des dirigeants sondés pensent que leur activité se retrouvera fortement impactée par cette mesure. Cependant, une ETI sur deux estime que la baisse n’est pas suffisante pour maintenir leurs investissements.