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Répression des fraudes: des contrôles volontairement divisés par deux

Le gouvernement a décidé de volontairement limiter le nombre des contrôles dans les hôtels et les restaurants, qui peinent à se relever de la crise sanitaire.

Habituellement, durant l’été, les contrôles menés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) battent leur plein. Avec l’affluence de touristes, cette saison est généralement la plus propice aux manquements à la législation. Mais cette année, le gouvernement assume son choix de lever le pied dans les hôtels, les restaurants et même sur les marchés, explique France Inter. Il s’agit de ne pas brusquer les professionnels du secteur, particulièrement malmenés par la crise sanitaire et ses conséquences économiques.

De fait, les passages inopinés d’agents de la DGCCRF auraient volontairement été divisés par deux. En se limitant à quelque 10 000 contrôles, Bercy explique avoir voulu « mettre un peu moins de pression » sur le secteur du tourisme, rapporte la radio.

Une majorité de rappels à la loi

Qui plus est, selon France Inter, les agents sont également encouragés faire preuve de clémence. Dans la pratique, depuis le début de la saison estivale, 80% des contrôles lors desquels des anomalies ont été détectées se sont soldés par un simple rappel à la loi. Généralement, seuls les deux tiers des cas se règlent ainsi.

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Mais du côté du ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance, on préfère parler de « pédagogie », face à des entreprises déjà préoccupées par la mise en place des nouvelles normes sanitaires, liées à la pandémie de coronavirus. On y assure également que les contrôles sont davantage ciblés, en fonction des plaintes des consommateurs, et vouloir faire confiance en la bonne foi des chefs d’entreprises.