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Economie: les plans sociaux ont explosé depuis le mois de mars

Depuis le mois de mars, quelque 2700 « petits » licenciements collectifs ont été initiés, chiffre la Dares.

La situation reste compliquée, mais elle s’améliore. La Direction de l’Animation de la recherche, des Etudes et des Statistiques Situation (Dares) a publié un nouveau rapport sur le marché du travail, jeudi 20 août. L’occasion de faire le point sur les procédures de restructuration. « En cumul, depuis le 1er mars, environ 48 954 ruptures de contrats de travail ont été envisagées dans le cadre de PSE. C’est près de trois fois le nombre de ruptures envisagées sur la même période en 2019 », chiffre le rapport. 

Concrètement, quelque 2 700 « petits » licenciements collectifs ont été lancés depuis le début du mois de mars. Par petits, la Dares entend des restructurations qui concernent moins de 10 salariés. Elles représentent 90% des procédures engagées et touchent tout particulièrement le commerce et la réparation automobile (20%), la construction (18%), l’industrie manufacturière (16%), mais aussi l’hébergement et la restauration (12%). Pourtant, si les plans sociaux sont moins nombreux depuis le début du mois juillet, cela ne signifie pas pour autant que la situation s’améliore. « De façon habituelle durant cette période de l’année, le nombre de procédures de plan de sauvegarde de l’emploi est limité », analyse le rapport. 

Le chômage partiel diminue

Les autres points abordés par le suivi bimensuel du marché du travail durant la crise sanitaire constatent de vraies améliorations. Par exemple, le nombre de salariés concernés par le chômage partiel diminue le déconfinement. Il n’empêche que 4,5 millions de salariés auraient été en activité partielle (contre 7,9 millions en mai), soit environ un quart des salariés du privé, précise le rapport. En tout, plus de 14 millions de salariés ont fait l’objet d’une demande d’autorisation préalable d’activité partielle depuis le début de la crise. Quelque 31% d’entre elles concernent l’Île-de-France et 11,6% l’Auvergne-Rhône-Alpes. Et les secteurs du service aux entreprises, commerce, hôtellerie et restauration sont les touchés.

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Pour ce qui est du chômage, le nombre d’inscriptions reste plutôt stable depuis 15 jours. Aux environs du 15 août, le nombre d’inscriptions hebdomadaires avoisinait les 90 000, un chiffre proche de celui observé en février. Mais, comme le rappellent les économistes, le choc lié au confinement pourraient être ressenti à la rentrée.