Se connecter S’abonner

PGE: Bruno Le Maire négocie un taux de 1 à 3% avec les banques

Les très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME) ayant souscrit à un prêt garanti par l’Etat (PGE), bénéficieront d’un taux compris entre 1 à 3%, en fonction de la durée de la prolongation du prêt.

consommation
Crédit: iStock.

Bruno Le Maire est formel : le taux des prêts garantis par l’Etat (PGE) seront particulièrement avantageux pour les entreprises. Dans une interview accordée aux Echos, publiée ce mardi 25 août, le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, il a assuré que dans le cas des très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME), ils devraient osciller entre 1 et 3%, selon la durée de la prolongation de leur PGE.

Pourtant, à l’origine, les banques réclamaient une fourchette située autour de 3 à 5% pour la prolongation des prêts garantis. « Il est de notre intérêt collectif à tous que les PME puissent faire face à leurs échéances de remboursement et se redressent, souligne Bruno Le Maire. Depuis trois ans, nous travaillons en bonne intelligence avec les banques sur tous les sujets. » De bonnes relations qui ont abouti à la réduction des frais d’incident bancaire, mais aussi au lancement du PGE.

Des prêts longs

« Nous voulons continuer à travailler de manière constructive avec un secteur financier qui est indispensable au redémarrage de notre économie », ajoute le patron de Bercy. Celui-ci a également évoqué la mise en place de prêts longs destinés aux PME, « qui auraient un niveau d’endettement trop élevé, freinant leur développement et leurs investissements ».

A LIRE >> Coronavirus: les TPE et les PME auront jusqu’à 36 mois pour rembourser leurs charges

L’objectif est de leur permettre de continuer à se développer, grâce à « des prêts participatifs de long terme, d’une durée d’au moins sept ans, qui compteront dans les fonds propres des entreprises, mais sans participation à leur gouvernance », détaille le ministre. L’exécutif prévoit, cette fois, d’apporter sa garantie jusqu’à 3 milliards d’euros, afin que les entreprises puissent lever de 10 à 15 milliards d’euros de prêts à long terme.

Des contreparties

Si le coût de ces prêts reste à définir, il est d’ores et déjà sûr qu’il y aura des contreparties environnementales, notamment. « Nous faisons face à une crise inédite. Pour que l’économie se redresse, nous devons prendre des risques. L’Etat a fait le maximum pour soutenir les entreprises et les salariés depuis le début de la crise et il continuera de faire le maximum », précise Bruno Le Maire.