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La Bourse de Paris se montre insensible aux annonces de la Fed

Le CAC 40 s’est replié de 0,64% aujourd’hui. Les annonces de la Banque centrale américaine ont laissé le marché parisien de marbre. La Fed entend donner la priorité à l’emploi sur l’inflation et conserver une politique monétaire accommodante plus longtemps que lors des crises précédentes. Elle craint que le chômage reste à un niveau élevé pendant des années.

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La Bourse de Paris a terminé en repli aujourd’hui, digérant la prise de parole du président de la banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell, qui a maintenu sa politique monétaire accommodante. L’indice CAC 40 a reculé de 0,64%, à 5.015,97 points.

La cote parisienne a passé toute la séance dans le rouge, le discours de M. Powell en milieu d’après-midi ayant augmenté la nervosité du marché sans changer la tendance du jour. 

Le président de la Fed, Jerome Powell, a prononcé « un discours plutôt rassurant pour les actifs risqués », comme les actions, a commenté à l’AFP Alexandre Neuvy, responsable de la gestion privée chez Amplegest. Si les annonces n’étaient pas forcément « attendues » par les marchés, elles étaient « dans l’air du temps » et donc pas complètement surprenantes, selon lui.

Au total, la politique de la réserve fédérale « va rester accommodante », ouvrant la voie à des taux bas sur le long terme, estime-t-il.

Priorité à l’emploi sur l’inflation

Concrètement, la Fed pourrait laisser l’inflation rester au-dessus de l’objectif de 2,0% « pendant un certain temps » avant de devoir augmenter ses taux d’intérêt, a expliqué Jerome Powell, intervenant en vidéo à l’occasion de la réunion annuelle des banquiers centraux.

La Fed « cible désormais l’inflation sur une période : on peut avoir des pics d’inflation sans que cela n’entraîne une réaction immédiate », détaille M. Neuvy.

Le retour à une inflation plus forte est « une grande thématique » selon lui, et peut être alimenté par le rebond des prix du pétrole ou par les prix immobiliers.

Si l’économie des Etats-Unis reste « saine », le chômage pourrait rester élevé pendant longtemps, en particulier dans les secteurs les plus durement affectés par la crise économique et qui emploient des personnes moins qualifiées, a averti M. Powell. Il a assuré que la Fed devait « être aux côtés de ces personnes » pour « les soutenir et les aider à reprendre une vie professionnelle », même si cela pourrait prendre « plusieurs années ».

Toutefois, « aucun nouvel outil spécifique n’a été annoncé », pointe Jack Janasiewicz, gérant de portefeuille pour Natixis Investment Managers, ce qui « laisse ouvert le débat sur les contraintes de la politique monétaire, alors que nous nous approchons du plancher [des taux] zéro. »

Le secteur du bâtiment en ordre dispersé

Parmi les valeurs du jour, Bouygues a gagné 1,25% : le groupe est tombé dans le rouge au premier semestre notamment en raison de l’arrêt des chantiers pendant la crise sanitaire, mais a assuré être redevenu rentable depuis.

Eiffage (- 3,16%) a essuyé une perte nette au premier semestre à cause de la crise du coronavirus, mais le géant français du BTP et des autoroutes anticipe toutefois un net redressement pendant la deuxième moitié de l’année.

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Publicis a gagné 2,42% dans le sillage du géant britannique de la publicité WPP, dont le titre a bondi après la présentation de ses résultats, les courtiers retenant le retour du dividende et l’espoir d’une amélioration de l’activité.