Se connecter S’abonner

La Bourse de Paris clôture la semaine au-dessus des 5.000 points

L’indice phare de la place parisienne s’est adjugé 2,18% sur la semaine. Alors que l’épidémie n’est toujours pas sous contrôle, et que les économies occidentales peinent à redécoller, les marchés sont à l’affut de la moindre nouvelle quant à un éventuel traitement ou vaccin. Une situation qui devrait perdurer pendant quelques semaines.

La Bourse de Paris s’est montrée cette semaine euphorique dans un premier temps puis apathique ensuite. Le CAC 40 s’est ainsi replié de 0,26% aujourd’hui pour clôturer à 5.002,94 points, mais il s’est adjugé néanmoins 2,18% sur la semaine.

Alors que la propagation du virus n’est toujours maitrisée, les marchés se montrent de nouveau à l’affut de la moindre nouvelle sur le front sanitaire, redoutant de nouvelles mesures de restriction et de confinement partiel qui freineraient la reprise en cours. C’est dire s’ils ont bien accueilli en début de semaine l’autorisation donnée par l’agence américaine du médicament (FDA) de transfuser du plasma sanguin de personnes guéries du coronavirus à des patients hospitalisés (même si l’efficacité de ce traitement est sujet à caution). Ils ont aussi salué les progrès réalisés pour la mise au point d’un vaccin (Moderna, AstraZeneca) et des tests de dépistage (Abott).

Sans contrôle de l’épidémie, il n’y aura pas de reprise forte de l’activité. Les chiffres publiés cette semaine ont confirmé l’ampleur du choc subi par les économies occidentales. L’Insee a ainsi réitéré que le PIB s’était contracté de 13,8% en France au cours du deuxième trimestre, après un repli de 5,9% de janvier à mars.

A titre de comparaison, le PIB a reculé de 10,1% en Allemagne sur la même période, de 18,5% en Espagne ou encore de 20,4% au Royaume-Uni et de 31,7% en rythme annuel aux Etats-Unis.

Et si des progrès se font jour, la consommation des ménages en France a retrouvé au mois de juillet « quasiment » son niveau de novembre 2019 selon l’Insee, l’économie est toujours en convalescence.

Des deux côtés de l’Atlantique, même combat

De l’autre côté de l’Atlantique, le constat est le même. La consommation est en berne et la confiance des consommateurs peine à se redresser. Le Président de la banque centrale américaine, lors de la rencontre annuelle (certes virtuelle cette année) des banquiers centraux de Jackson Hole, a, dans ce contexte, clairement donné la priorité à l’emploi (et non plus à l’inflation). « La FED pourrait laisser l’inflation dépasser ponctuellement son objectif car elle ne vise désormais plus une inflation de 2% qu’en moyenne et sur la durée. Cette annonce laisse augurer une longue période sans hausse des taux », explique Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé d’Amplegest. Un changement d’importance, mais la hausse des prix est pour l’heure contenue et elle pourrait le rester un long moment. Pays du plein emploi, les Etats-Unis redoutent surtout un chômage élevé pendant des années.

A LIRE>>> Comment est choisi un fonds « climat » et quelle est la stratégie du choix des entreprises ?

Alors que les politiques des banques centrales sont appelées à rester accommodantes, le CAC 40 devrait continuer d’évoluer autour du seuil des 5.000 points tant que l’épidémie ne sera pas maîtrisée, ou qu’un traitement efficace ne sera découvert ou un vaccin autorisé.

L’actualité des entreprises totalement atone cette semaine devrait néanmoins animer les séances. Des opérations à l’instar de l’officialisation du lancement de l’OPA de Sanofi sur la biotech américaine Principia Biopharma aujourd’hui pourraient avoir lieu.