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La Bourse de Paris finit la semaine dans le rouge

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La Bourse de Paris a fini en net recul aujourd’hui, les multiples incertitudes quant à la politique de relance américaine, la situation sanitaire et le Brexit pesant sur le moral des investisseurs.

L’indice CAC 40 a perdu 1,22%, passant sous le seuil psychologique des 5.000 points (à 4.978,18 points). Il s’effrite de 0,93% sur l’ensemble de la semaine.

« Les investisseurs ont du mal à garder des risques ouverts tout le week-end, sachant qu’il y a encore de l’incertitude sur un nouveau plan de relance américain toujours en discussions », commente Laurent Le Grin, directeur général chez Degroofpetercam.

« Le marché attend des mesures significatives de relance aux Etats-Unis avant l’élection américaine », déclare-t-il, après que la semaine a été dominée par les réunions de plusieurs banques centrales.

La confiance des consommateurs aux Etats-Unis a eu beau s’améliorer davantage qu’anticipé en septembre, elle n’a pas eu raison de la fébrilité ambiante sur les places européennes.

Et pour cause : « l’incertitude quant à l’issue des discussions sur la future relation commerciale entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni post-Brexit pèse mine de rien beaucoup sur le marché européen », observe M. Le Grin.

La vague d’infections en Europe et le fait que le gouvernement britannique n’exclut pas de recourir à un nouveau confinement général pour toute l’Angleterre « alarme aussi les investisseurs » qui entendent par ailleurs des « notes discordantes » sur le calendrier autour d’un vaccin contre le Covid-19.

Par conséquent, « ils attendent les prochains catalyseurs » pour faire avancer ou reculer les indices, selon l’expert.

Les relations sino-américaines se durcissent

Côté géopolitique, les relations sino-américaines ne sont pas de nature à rassurer non plus.

En interdisant le téléchargement des applications WeChat et TikTok aux Etats-Unis à partir de dimanche, le président américain Donald Trump durcit son bras de fer avec la Chine, alors que les négociations avec la maison mère chinoise de TikTok pour qu’elle cède ses activités sur le sol américain à un groupe américain piétinent.

Sur le front des valeurs, la foncière Unibail-Rodamco-Westfield a poursuivi sa chute (- 10,53%) pour atteindre un plancher qui remonte à 20 ans, subissant de plein fouet le repli des consommateurs vers les achats en ligne, une tendance renforcée depuis la crise du Covid-19. Carrefour a également fini dans le rouge (- 2,89%).

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Lagardère, qui a fait l’objet de plusieurs abaissements de recommandation sur son titre les deux jours précédents, a dévissé de 12,48%.

Euronext est monté de 4,28% : le London Stock Exchange (LSE) a annoncé être en « discussions exclusives » avec l’opérateur boursier paneuropéen pour lui vendre la Bourse de Milan.

Engagé dans une course contre la montre pour tenter de trouver des investisseurs et éviter d’être avalé par son vieux rival Veolia, Suez a lâché 2,63%. Disposé de son côté à négocier avec Engie (- 1,86%), Veolia a pour sa part cédé 0,69%.