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La Bourse de Paris plombée par les craintes d’une résurgence du Covid-19

La Bourse de Paris a connu aujourd’hui sa pire séance en plus de trois mois, déprimée par les inquiétudes autour de la résurgence du Covid-19 et ses potentielles conséquences sur l’économie, quelques mois après une première vague destructrice.

L’indice CAC 40 a chuté de 3,74% pour retomber à 4.792,04 points.

Les autres principales places européennes ont également clôturé en forte baisse.

« Il y a là à la fois les craintes liées au Covid-19, la contagion des marchés américains sur l’Europe via les valeurs technologiques, et les tensions entre les Etats-Unis et la Chine », résume Alexandre Baradez, analyste pour IG France.

Au moment où les Etats-Unis vont passer la barre des 200.000 décès, les madrilènes renouent avec les contrôles stricts de déplacements et le Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d’Europe, craint un nouveau « décollage » de la pandémie.

Très sensible à l’humeur de Wall Street, la place parisienne a creusé ses pertes à l’ouverture de la Bourse de New York, elle-même fragilisée par la chute de ses stars technologiques.

A mi-séance, les trois principaux indices new-yorkais perdaient entre 1,5 et 3%.

Après plusieurs mois de relatif optimisme sur fond de déconfinement et de reprise de l’économie, les Bourses peinent depuis le début du mois de septembre à trouver l’énergie pour continuer à avancer.

« Il y a le sentiment qu’on a absorbé une partie du rebond économique, mais la partie la plus lente reste à faire », analyse Alexandre Baradez pour qui « tout ce qui va être dit sur le virus désormais aura la même importance que les décisions de politique monétaire ».

Les valeurs bancaires encore chahutées

Egalement source de stress sur les marchés, la chute des valeurs bancaires à travers l’Europe après la révélation d’un consortium de journalistes qui accusent ces géants bancaires d’avoir permis le blanchiment d’argent sale à grande échelle.

Visée par l’enquête sur son prétendu manque de transparence vis-à-vis de certains clients de sa filiale suisse SGPB, Société Générale a perdu 7,66%. Crédit Agricole a abandonné 5,36% et BNP Paribas 6,37%. Ces valeurs ont aussi été affectées par le recul des taux d’intérêt sur les dettes des principaux Etats de la zone euro, recherchées par des investisseurs échaudés par les marchés actions.

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Parmi les autres valeurs, les entreprises sensibles à la bonne santé de l’économie ont défailli : ArcelorMittal a perdu 8,39% et Renault 7,75%, les deux plus fortes chutes du CAC 40.