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Le PIB repart à la hausse au troisième trimestre, mais reste en sous son niveau d’avant-crise

Au troisième trimestre 2020, le produit intérieur brut (PIB) en volume a rebondi de 18,7%, après une chute de 13,8% au deuxième trimestre.

This picture taken on March 27, 2019 in the western French city of Nantes shows the logo of the French statistics agency INSEE (National Institute of Statistic and Economic Studies). Logo de l INSEE (Institut national de la statistique et des etudes economiques). Nantes, le 27 03 2019.//SALOM-GOMIS_in002/1904011735/Credit:SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA/1904011735

Le rebond de 18,7% du produit intérieur brut (PIB) en volume, enregistré par l’Insee au mois d’octobre, ne l’empêche pas de rester nettement en dessous de son niveau d’avant la crise sanitaire. Dans une note publiée vendredi 27 novembre, l’institut estime qu’il est inférieur de 3,9% à son niveau du troisième trimestre 2019 (au lieu de –4,3 % à la précédente estimation). « Les révisions tiennent principalement à l’intégration de nouveaux indicateurs pour le mois de septembre, notamment concernant la consommation des ménages et l’investissement en services », explique l’Insee.

D’après les données collectées, toutes les composantes de la demande intérieure rebondissent nettement. Les dépenses de consommation des ménages progressent de 17,9%, après –11,4%), et se rapprochent de leur niveau d’avant-crise, tandis que les dépenses de consommation publique le dépassent légèrement.

Le commerce extérieur progresse aussi

En revanche, la formation brute de capital fixe (FBCF) reste nettement en retrait. En effet, la baisse est de 4,8% en glissement annuel, malgré un fort rebond au troisième trimestre de 23,9% après une chute 14,5 % au deuxième trimestre. Au total, la demande intérieure finale hors stocks contribue pour 19,5 points à l’évolution du PIB, indique l’Insee.

Le commerce extérieur rebondit également au troisième trimestre, et tout particulièrement les exportations (+22,1 %, après un recul de 25,1 % au deuxième trimestre). Les importations augmentent aussi, mais dans des proportions moindres (+16,8 %, après –16,8 %). Au total, le commerce extérieur contribue positivement à la croissance du PIB de 0,7 point. A l’inverse, la variation de stocks y contribue négativement (-1,5 point après une amélioration de 0,9 point).