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La Bourse de Paris rebondit après sa plus forte baisse en trois mois

La Bourse de Paris a rebondi de 0,90% peu après l’ouverture lundi 1er février. Vendredi soir, elle avait accusé sa plus forte baisse hebdomadaire en trois mois sur fond de flambée de volatilité sur les marchés mondiaux.

ETF - OVHcloud
Crédit : iStock

La Bourse de Paris avait perdu 2,02%, vendredi 29 janvier, accusant sa plus forte chute hebdomadaire depuis l’élection présidentielle américaine avec un plongeon de 2,88%. Alors, les investisseurs tentaient de mesurer si la fièvre spéculative qui s’est emparée des marchés mondiaux la semaine dernière, sur fond de bataille rangée entre investisseurs professionnels et particuliers sur le titre américain Gamestop, était encore vive dans la matinée du lundi 1er janvier. « Cette bataille aura évidemment une fin, mais elle peut rester déstabilisante à court terme », avertit Hervé Goulletquer, stratégiste chez La Banque Postale AM.

L’attention était particulièrement portée sur le cours de l’argent, qui a connu dès la fin de semaine dernière une poussée soudaine. A l’origine, des rumeurs évoquant des paris massifs de particuliers, un sort similaire à celui de l’entreprise américain Gamestop ainsi qu’à d’autres titres une semaine auparavant.

“Un peu de calme”

Malgré les craintes, « un peu de calme devrait revenir », tempère M. Goulletquer, citant la poursuite de la publication des résultats d’entreprises et des données macroéconomiques attendues, notamment aux Etats-Unis. Parmi les données déjà disponibles lundi, l’activité manufacturière en Chine a poursuivi en janvier sa progression, mais au rythme le plus faible en sept mois, conséquence notamment d’une baisse de la demande liée au Covid-19.

Côté politique et économique aux Etats-Unis, dix sénateurs républicains ont annoncé dimanche avoir proposé à Joe Biden un plan d’aide alternatif de 600 milliards de dollars à celui de 1.900 milliards que l’occupant de la Maison Blanche entend imposer. Ce plan est attendu depuis des mois par les marchés financiers, car il est susceptible de donner un coup de fouet à l’activité outre-Atlantique. Du côté de la Bourse de Paris, l’investiture du nouveau président s’était soldée par une avancée de 0,53%.