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L’investissement privé, le nouvel allié de l’économie circulaire

Grâce à des fonds spécialisés, miser sur des groupes vertueux du point de vue environnemental est une bonne option pour s’offrir du rendement. Tout en contribuant à faire bouger les lignes.

économie circulaire
Selon une enquête de l’Ifop, 65% des épargnants interrogés n’ont jamais entendu parler de l’investissement socialement responsable.

Le respect de l’environnement est devenu, depuis la signature des accords de Paris en décembre 2015, un sujet majeur pour nombre d’acteurs aussi bien privés que publics. Si les résultats sont encore loin d’être tangibles à tous les niveaux et surtout homogènes d’un pays à l’autre, la prise de conscience est là : si rien n’est fait pour préserver la planète, les risques de catastrophe s’avèrent inéluctables. D’où la volonté, de plus en plus entendue, de remettre en question le modèle de l’économie linéaire actuel – extraire, fabriquer, consommer, jeter – pour le remplacer par un autre, plus vertueux, moins moins consommateur de ressources naturelles : l’économie circulaire.

Ce concept repose sur la volonté de produire des biens et des services de manière durable, en limitant la consommation, les gaspillages de ressources et la production des déchets. Et ce, dans un contexte de très forte croissance démographique et de concentration des populations en zones urbaines, propice à la production de déchets en tous genres. En France, l’idée d’une économie circulaire a été officiellement consacrée dans la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 18 août 2015. Elle revêt, depuis lors, un objectif national.

Un modèle gagnant-gagnant entre entreprises et investisseurs

Dans ce contexte, de nombreuses entreprises, toutes tailles confondues, ont pris à bras-le-corps ce sujet. Avec pour objectif, d’être plus respectueux de leur environnement en utilisant moins de ressources, en donnant une seconde vie à leurs produits, en développant des pratiques de partage (co-voiturage, partage de données, leasing).

Le domaine de l’investissement, véritable relai des politiques et des collectivités locales pour mettre en œuvre cette thématique, a lui aussi décidé de se préoccuper de ces problèmes. Créant ainsi un cercle vertueux entre les entreprises soucieuses de prendre ce nouveau virage environnemental et sociétal, les investisseurs, à même d’apporter de l’oxygène aux acteurs les plus actifs dans ce domaine et ses clients finaux, de plus en plus soucieux d’investir dans des projets éco-responsables.

L’occasion pour les gérants de fonds de participer activement à la transition énergétique en challengeant les entreprises sur leurs projets concrets en ce sens. Il faut savoir, par exemple, que 60 % des déchets de l’industrie sont issus du secteur du bâtiment. Aussi, certains grands groupes font preuve d’imagination pour réutiliser certains matériaux après démolition ou donner une seconde vie à d’autres. Du côté des produits plastiques, L’Oréal a, par exemple, affiché des objectifs précis en matière de réduction de consommation de ressources naturelles. Comme celui d’utiliser, d’ici à 2025, 100 % de plastiques réutilisables, d’optimiser ses packagings et d’améliorer son profil environnemental. Dans l’automobile, de multiples initiatives ont vu le jour afin de développer des solutions de partage. L’essor des plateformes de co-voiturage ou de leasing en atteste.

Investissement responsable rime avec performance

D’où la présence de groupes tels que BMW ou Honda dans l’indice ECPI Circular Economy Learders Equity répliqué par BNP Paribas Asset Management.

C’est dans cet esprit qu’investir dans l’économie circulaire trouve toute sa pertinence. Et ce, d’autant plus que cette solution permet de s’inscrire dans une optique de protection de la planète dans la durée, tout en s’ouvrant la perspective d’y trouver un rendement intéressant. Cet indice a choisi de ne privilégier que les meilleurs acteurs de leur catégorie (best in class) capables de dégager des résultats en régulière progression sur une longue période.

Certes, on est encore loin d’une économie circulaire optimale. C’est en privilégiant la collaboration entre toutes les parties prenantes que l’on pourra véritablement faire bouger les lignes. Le jeu en vaut la chandelle vu les derniers chiffres alarmants sur le réchauffement climatique. Et lorsque l’investissement responsable peut rimer avec performance, il serait dommage de ne pas devenir acteur de cette révolution en devenir.

Les titres ci-dessus sont mentionnés à titre d’information uniquement et ne doivent pas être considérés comme une recommandation d’investissement Les investissements réalisés dans les fonds sont soumis aux fluctuations du marché et aux risques inhérents aux investissements en valeurs mobilières. La valeur des investissements et les revenus qu’ils génèrent peuvent enregistrer des hausses comme des baisses et il se peut que les investisseurs ne récupèrent pas l’intégralité de leur placement.