Se connecter S’abonner

La Bourse fait le plein de nouveaux investisseurs !

Au premier trimestre 2021, le marché actions s’est enrichi de quelque 70.000 nouveaux investisseurs, qui n’avaient jamais passé d’ordre de bourse jusqu’ici ou étaient inactifs depuis janvier 2018.

PEA
Crédit: iStock.

Le nombre d’épargnants intervenant sur les marchés d’actions est resté « à un niveau élevé » au premier trimestre, selon les chiffres de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le flux régulier de nouveaux investisseurs a augmenté, tandis que les volumes de transaction ont atteint un niveau historique.

De début janvier à la fin mars 2021, quelque 772.000 particuliers ont acheté ou vendu des actions, soit un plus haut niveau depuis un an. Les trois premiers mois de l’année ont aussi été favorables aux ETF, avec 111.000 investisseurs, loin cependant du record enregistré au premier trimestre 2020 (147.000). « Le premier trimestre 2020 avait connu une forte activité et un afflux d’investisseurs particuliers pendant les turbulences sur les marchés, sans dépasser le pic atteint à l’automne 2019 au moment de l’introduction de la Française des Jeux (FDJ), qui avait rencontré un franc succès auprès des investisseurs de détail », souligne l’AMF.

70.000 nouveaux investisseurs sur le marché

Plus de 600.000 investisseurs particuliers ont réalisé au moins un achat d’actions au cours du trimestre écoulé, près du double des niveaux observés en 2019, à l’exception du quatrième trimestre. Le nombre de nouveaux investisseurs, n’ayant jamais passé d’ordre jusqu’ici ou étaient inactifs depuis janvier 2018, s’est quant à lui élevé à 70.000, en progression par rapport aux deux trimestres précédents.

Fiches pratiques
ETF : mode d’emploi

Le nombre de transactions réalisées par des particuliers en France sur des actions admises aux négociations en Europe a lui aussi atteint des sommets au premier trimestre : 18,2 millions, après plus de 60 millions de transactions enregistrées en 2020, contre seulement 25 millions les années précédentes.

Garder en vue la perspective de long terme

« Nous ne pouvons que nous réjouir de cette évolution qui permet de créer un lien plus direct entre les Français et le développement de nos entreprises, ainsi que de mobiliser nos forces vives pour contribuer au renforcement de leurs fonds propres, s’est félicité Robert Ophèle, le président de l’AMF.

Pour autant, la prudence est de mise : « Encore faut-il que cette évolution s’inscrive bien dans une perspective de long terme et ne se traduise pas par des prises de risques excessives », selon le président de l’AMF, qui appelle à « ne pas céder à la magie du ‘zéro commission’ qui est une illusion ».