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Pour Ardian-GIP, l’accord Suez-Veolia n’est « pas acceptable »

L’accord trouvé entre Suez et Veolia n’est « pas acceptable » en l’état pour les fonds d’investissement Ardian et GIP, ont-ils indiqué à l’AFP mardi.

Crédit: iStock.

L’accord Suez-Veolia n’est pas au goût des repreneurs du nouveau Suez. Le deal « tel que proposé n’est pas acceptable de notre côté », a en effet indiqué une porte-parole du consortium franco-américain. Cette dernière a cité « plusieurs points de blocage », dont le périmètre du futur Suez et sa gouvernance.  Les deux fonds d’investissement « auraient souhaité un meilleur équilibre entre activités françaises et internationales », explique la porte-parole. En effet, « un certain nombre de sujets sont problématiques pour Ardian et GIP », notamment le fait que le futur Suez ne comprenne que 25% d’activités internationales.

Le quotidien la Lettre A avait évoqué le premier, mardi matin, les très fortes réticences d’Ardian et GIP face à l’accord conclu entre les dirigeants de Veolia, Antoine Frérot, et de Suez, Philippe Varin, rapporte l’AFP. Les deux fonds ont été jusqu’à émettre « des réserves quant à leur participation » à l’accord, trouvé en leur absence le dimanche 11 avril entre les deux géants de l’eau et des déchets. Sur la poursuite éventuelle de négociations, ils n’ont pas souhaité commenter.

Au sujet de la gouvernance du futur Suez, le projet actuel prévoit 40% pour ce consortium, 40% pour le fonds Meridiam, le reste partant à la Caisse des dépôts et aux actionnaires salariés. Or, l’AFP précise que « Ardian et GIP investissent dans des entreprises au sein desquelles ils ont les moyens de mettre en place leur stratégie industrielle ».