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Record pour le CAC 40, qui dépasse pour la première fois les 7.000 points !

La Bourse de Paris s’est installée, vendredi 5 novembre, au-dessus du seuil des 7.000 points, dépassé pour la première fois de son histoire dans la foulée de l’ouverture, galvanisée par des banques centrales plus accommodantes que prévu et des résultats d’entreprises positifs.

C’est un première, la Bourse de Paris a dépassé les 7.000 points, vendredi 5 novembre. A 09h35 l’indice vedette CAC 40 montait de 28,33 points (+0,41%) à 7.016,12 points après avoir accroché un nouveau record à 7.018,31 points. Jeudi, l’indice vedette de la place parisienne a terminé en hausse de 0,53% et signé un record en clôture, pour le troisième jour consécutif. A Wall Street, les indices Nasdaq et S&P 500 ont également touché des niveaux inédits, pour le cinquième jour d’affilée.

Pour Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote, « les investisseurs continuent de se réjouir de la réticence de Jerome Powell (le président de la Réserve fédérale) à ouvrir le débat sur le relèvement des taux d’intérêt aux États-Unis, et ce, malgré la menace d’une hausse de l’inflation ». Jerome « Powell s’en moque, il veut juste continuer à soutenir le marché de l’emploi et la reprise économique », ironise-t-elle. Et dans ce contexte, le rapport mensuel du département américain du Travail attirera toute l’attention des marchés ce vendredi 5 novembre.

Mercredi 3 novembre encore, en annonçant la réduction de ses achats d’actifs, la Banque centrale américaine a indiqué qu’elle souhaitait « voir le marché du travail se rétablir davantage » avant de relever ses taux directeurs. Ipek Ozkardeskaya note que « la Banque d’Angleterre (BoE) s’est également abstenue de relever ses taux hier, les décideurs britanniques plaçant eux aussi la reprise économique avant la menace d’une inflation galopante ». En France, la production industrielle a reculé de 1,3% en septembre par rapport à août, conséquence des difficultés croissantes d’approvisionnements en matières premières. Et l’emploi salarié privé a de nouveau progressé, de 0,5%, au troisième trimestre.

Axa bondit

L’assureur Axa a enregistré un chiffre d’affaires en hausse de 7% sur les neuf premiers mois de l’année. Le groupe a de plus annoncé un programme de rachat d’actions d’un montant maximal de 1,7 milliard d’euros, faisant grimper l’action de 2,11% à 26,09 euros.

Difficultés d’approvisionnement chez Airbus

Airbus (-1,27% à 107,62 euros) a enregistré 22 nouvelles commandes mais 30 annulations en octobre et livré seulement 36 avions, certains fournisseurs ayant des difficultés à suivre la remontée en cadence de sa production.

Casino investit

Le groupe Casino (-0,42% à 21,41 euros) a annoncé un chiffre d’affaires de 7,7 milliards d’euros au troisième trimestre (+4,1%) et son entrée prochaine au capital de Gorillas, acteur de la livraison de courses ultra-rapide.

Rebond chez JCDecaux

Le géant français de la publicité JCDecaux prenait 1,66% à 24,44 euros après avoir rapporté un « fort rebond » de son activité au troisième trimestre, porté par l’affichage et les contrats de mobilier urbain.

Euronext en-dessous des attentes

L’opérateur boursier paneuropéen a vu son bénéfice net bondir de près de 65% au troisième trimestre. L’action Euronext était cependant lanterne rouge du SBF 120 et perdait 3,66% à 97,35 euros, ces résultats étant légèrement inférieurs au consensus des analystes de Bloomberg et de Factset. 

Spie ne convainc pas

Spie cédait 1,69% à 20,98 euros, après avoir rapporté une performance « en ligne avec le niveau de 2019 » sur les neuf premiers mois de l’année et relevé ses prévisions.