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Bourse : 10 actions à mettre en portefeuille pour 2022 (1/2)

Quelles valeurs privilégier pour 2022 ? Les secteurs cycliques liés à la reprise devraient rester recherchés, tout comme les thématiques liées à la transition énergétique, au luxe ou aux banques qui profiteront de la remontée des taux. Valeurs cycliques et de croissance devraient ainsi continuer de faire bon ménage dans les portefeuilles. Voici la première partie de notre sélection.

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Arkema

Le recentrage opéré par le groupe chimique depuis plusieurs années sur les matériaux de spécialités et son positionnement sur des marchés à forts enjeux et en plein essor comme les batteries, les peintures plus écologiques, le confort de l’habitat, l’électronique, etc… paient. Ses résultats sur les neuf premiers mois de l’exercice 2021, dans un environnement perturbé par le renchérissement des prix des matières première, en attestent. Sur la base d’un chiffre d’affaires de 7 milliards d’euros, en croissance de 19 %, la marge brute d’exploitation a atteint 18,7 % contre 15,1 % un an plus tôt, et le résultat net courant s’est élevé à 684 millions contre 299 millions un an auparavant. Son ambition est de devenir un pur acteur des matériaux de spécialités (qui représentent désormais plus de 85% de son activité) d’ici à 2024, et de réaliser à cet horizon un chiffre d’affaires compris entre 10 et 11 milliards d’euros, contre 8,7 milliards en 2019, assorti d’une marge brute d’exploitation de 17 %. Des objectifs crédibles dans la mesure où la demande pour ses produits est portée par les besoins en matière d’innovation des clients.


Code Isin : FR0010313833. PER 2022 : 12,5 fois. Var. BNA 2021/2022 : -10,2 %. Cours : 118,50 euros.

JCDecaux

La crise n’est pas finie pour tout le monde. Les reconfinements locaux mis en place ici et là, un nombre de voyageurs encore inférieur au niveau pré-covid dans les transports en commun, la forte volatilité de l’activité publicitaire dans le monde, et un trafic aérien international en berne pénalisent encore l’activité du spécialiste français des abribus, écrans d’information et autres panneaux d’affichage. Au point qu’il devrait clôturer l’exercice par une nouvelle perte nette. Mais l’accélération des campagnes de vaccination, rendue nécessaire par l’arrivée de la cinquième vague, et l’arrivée de traitements contre le virus devraient permettre le retour tant attendu à la vie normale l’an prochain. Cette situation se traduira par un important rebond des résultats du groupe en 2022 et 2023, dans la mesure où les audiences dans les segments du mobilier urbain et de l’affichage, mais aussi dans les transports, repartiront alors très vite et très fort.

Code Isin : FR0000077919. PER 2022 : 34,3 fois. Var. BNA 2021/2022 : NS. Cours : 23,36 euros.

Plastic Omnium

Contrôlé par la famille Burelle (59,4 % du tour de table), cet équipementier automobile de dimension internationale spécialisé dans les systèmes de carrosserie complexes et interactifs (bloc avant, hayon, capot), les systèmes de stockage de l’énergie et depuis 2015 dans l’hydrogène vert n’a bien évidemment pas échappé aux difficultés de la filière. En cause, la pénurie de composants électronique a bloqué les usines des constructeurs et des sous-traitants, conduisant à un manque de production de 7,7 millions de véhicules en 2021. Le marché mondial n’a donc pas vraiment décollé par rapport à ses niveaux de la crise sanitaire, de sorte que Plastic Omnium a dû abaisser ses perspectives. Mais le gros travail d’optimisation de la structure de coûts réalisé depuis la crise sanitaire le place en bonne position pour profiter d’un début de redressement de la filière automobile anticipée l’année prochaine avec la normalisation progressive du marché des semi-conducteurs. Autre atout : la maîtrise de toute la chaîne de valeur de l’hydrogène avec l’ambition de réaliser un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros à l’horizon 2030.

Code Isin : FR0000124570 ; PER 2022 : 9,7 fois ; Var BNA 2021/2022 : + 48,10 %. Cours : 22,68 euros.

Axa

Avec une hausse de 7 % du chiffre d’affaires sur les neuf premiers mois de l’exercice 2021 (76 milliards d’euros), l’activité du groupe d’assurances est significativement repartie. Cette bonne performance a été soutenue par la croissance des segments cibles de l’assureur, à savoir l’assurance dommages des entreprises (avec une progression de 7 %), la santé (+4%) et la prévoyance, mais aussi par une forte contribution des autres métiers, le pôle assurance vie, épargne et retraite (+ 12 %) ainsi que la gestion d’actifs (+ 17 %). De son côté, la filiale américaine, Axa XL, qui a pesé sur les derniers résultats du groupe, se redresse enfin. Le bilan de la société est solide, avec un ratio de solvabilité II de 214 % à la fin septembre. De quoi conforter l’objectif d’une croissance du résultat opérationnel par action de 3 à 7% par an en moyenne sur la période 2020-2023. Preuve de la confiance du management dans les perspectives, et au regard d’un bilan solide, avec un ratio de solvabilité II de 214 % à la fin du mois de septembre, un plan de rachat d’actions de 1,7 milliard d’euros a été lancé, le premier depuis 2007. Tandis que le dividende au titre de 2021, estimé à 1,52 euro par action, procure un rendement prévisionnel de 6 %.

Code Isin : FR0000120628. PER 2022 : 8,4 fois. Var. BNA 2021/2022 : + 5,9 %. Cours : 25,38 euros.

Bouygues

Ce holding contrôlé à 23,8 % par la famille Bouygues vient de réaliser une nouvelle opération structurante d’envergure. Après la privatisation de TF1 en 1975 et la création de Bouygues Telecom fin 1994, il vient de se renforcer sur le métier des services multi-techniques en reprenant Equans, la filiale d’Engie. Le prix payé de 7,1 milliards est jugé élevé par le marché pour une société peu rentable (marge opérationnelle de l’ordre de 3 %) mais évoluant sur un métier à forte visibilité avec une croissance moyenne de 3 % à 5 % par an. Le groupe devra donc convaincre les investisseurs de la pertinence du rachat d’Equans et de sa capacité à rentabiliser son investissement grâce à l’extériorisation de 120 à 200 millions de synergies. Autre incertitude de taille sur Bouygues : la validation par les autorités de la concurrence européenne du rapprochement entre TF1 et M6 destiné à contester l’hégémonie des plateformes américaines (Netflix, Amazon). Raison pour laquelle le titre demeure sous pression à court terme et offre un point d’entrée intéressant. La stabilité du dividende à 1,7 euro depuis 2017 ne devrait pas être remise en cause et offre un rendement attractif et sans risque de 5,5 %.

Code Isin : FR0000120503 ; PER 2022 : 10,3 fois ; Var BNA 2021/2022 : +3,5 %. Cours : 30,38 euros.