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Bourse : la Fed fait basculer les marchés dans le rouge

Ukraine

Les marchés boursiers ont basculé dans le rouge, jeudi 6 janvier. En Europe, Paris chutait de 1,34%, Londres de 0,52%, Francfort de 1,12% et Milan de 1,25%, vers 13h10 GMT. Wall Street avait entamé le mouvement, la veille, le Nasdaq ayant perdu 3,34%. Les contrats à terme pointaient vers une ouverture en ordre dispersé: celui du Dow Jones montait de 0,20% et celui du S&P 500 de 0,03%, tandis que celui du Nasdaq lâchait 0,40%. En Asie, Tokyo a connu sa pire séance en plus de six mois, perdant 2,88%. Ce revirement de tendance par rapport aux records atteints lors des premiers jours de l’année vient de la publication des minutes de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed), qui témoignent de sa volonté de s’attaquer de front à l’inflation.

Les membres de la Fed ont indiqué, dans un langage sans équivoque, qu’ils envisageaient désormais de relever plus tôt et plus souvent que prévu le taux directeur de l’institution. L’inflation a continué d’accélérer en novembre aux Etats-Unis, pour s’établir à 5,7% sur un an selon l’indice PCE (6,8% selon l’indice CPI), la plus forte hausse des prix depuis 1982.

Des investisseurs effrayés

En Allemagne, l’inflation a légèrement augmenté en décembre, à 5,3% sur un an, mais en Europe les premières hausses de taux directeurs de la Banque centrale européenne ne devraient pas intervenir avant 2023, selon les dernières prises de position de l’institution. En outre, il est désormais question dans le compte-rendu de la Fed d’entamer la réduction du bilan de l’institution dès après la première hausse de taux, ce qui a pris de cours les opérateurs.

Pour Michael Hewson, analyste chez CMC Markets UK, c’est bien cette dernière partie du compte-rendu qui a « effrayé » les investisseurs, puisque cela retirerait des liquidités du marché. Vers 13H00 GMT, le rendement de la dette américaine à 10 ans était de 1,74%, au plus haut depuis mars 2021, et celui de l’obligation d’Etat à deux ans de 0,85%, au plus haut depuis le début de la pandémie. 

Entre Omicron et inflation 

Sur le plan sanitaire, la Fed a estimé que « les risques pour les perspectives économiques subsistent, notamment en raison de nouveaux variants du virus ». La situation pourrait même aggraver l’inflation. Au Royaume-Uni, une enquête des Chambres de commerce britanniques souligne que 2022 s’annonce difficile pour l’économie britannique, entre Omicron et inflation.