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Bourse : « Et si on parlait crédit après le rebond ? »

Le point de vue de Franck Languillat, directeur général délégué et directeur des gestions de Financière de la Cité.

Franck Languillat. Crédit : Financière de la Cité

La saison estivale se termine avec un rebond marqué des places boursières (près de 5% en Europe) , qui offre un répit salutaire aux investisseurs après l’un des pires semestres de ces dernières décennies. Si les prix des obligations privées (dettes émises par des entreprises privées non financières) sont également sortis de l’ornière creusée par la hausse des taux d’intérêts et des primes de crédit, les rendements correspondants ne reflètent toujours pas un optimisme démesuré sur le cycle financier.

Intégrer une composante crédit à son patrimoine (compte titre, contrat d’assurance vie) apparait donc comme une bonne façon, trop peu exploitée par les particuliers, de diversifier leurs portefeuilles financiers, avec une prise de risque mesurée. Avec une espérance de rendement annuelle à 5 ans de 3% à 8% selon la qualité de crédit des émetteurs, une poche d’obligations bien choisies (fonds spécialisé, ETF, titres en direct) redevient un ingrédient de choix après des années de disette, où ces mêmes rendements flirtaient avec les 0%, politique monétaire oblige.

Et pour ceux qui veulent ajouter une touche d’optionnalité supplémentaire et s’indexer aux marchés des actions, les obligations convertibles (obligations privées assorties d’une option d’achat d’actions de l’émetteur) offrent également des conditions appréciables, tant du point de vue du rendement espéré que d’un retour à meilleure fortune des marchés d’actions, certes, avec une prise de risque supplémentaire. Ici, compte tenu des spécificités du produit, pas d’ETF mais seulement des fonds spécialisés disposant de solides track records !