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Bourse : les particuliers continuent d’investir malgré la crise

Selon le dernier baromètre de l’AMF, le nombre de particuliers investissant en Bourse a plutôt bien résisté en 2022.

Bourse

Malgré la crise, le nombre d’épargnants investissant en Bourse a bien résisté en 2022, selon la neuvième édition du tableau de bord des investisseurs particuliers actifs de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Certes, un léger tassement s’est fait ressentir, mais il reste mesuré. Les chiffres sont d’ailleurs significativement plus hauts que durant les années références d’avant la crise de la Covid (2018-2019). Ainsi, 1,5 million d’acheteurs ont réalisé au moins une opération d’achat ou de vente sur le marché d’actions, contre 1,6 million en 2021. « L’indice CAC40 (dividendes réinvestis) a limité ses pertes à 6,7 % en 2022 », précise l’AMF dans un communiqué. Mais 2021 a été une année particulière marquée par le retour de la croissance, un contexte favorable à l’investissement des particuliers.

195.000 nouveaux investisseurs

L’organisme a également enregistré 1,3 million de nouveaux investisseurs au cours des quatre dernières années, dont 195.000 en 2022. Il s’agit de personnes qui n’avaient jamais placé ainsi leur argent ou qui avaient arrêté depuis au moins quatre ans. 42,2 millions de transactions ont été réalisées sur des actions de l’Union européenne. Ce volume est en nette baisse par rapport à 2021, mais reste presque deux fois supérieur au niveau de 2018-2019. « À moyen et long terme, le placement en actions reste l’investissement le plus intéressant pour se constituer une épargne et financer ses projets tout au long de la vie. L’AMF va amplifier ses efforts pour accompagner les investisseurs particuliers, notamment les novices et les plus jeunes, à s’inscrire dans une perspective de long terme », résume l’AMF.

Parmi les produits les plus plébiscités, les actions sont toujours largement devant. Mais les fonds indiciels cotés progressent de 14 % en un an. La hausse des taux d’intérêt a également boosté l’attrait des obligations qui retrouvent leur niveau de 2019 avec une hausse de 67 %.