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La Bourse de Paris reprend prudemment sa marche en avant

Après deux séances consécutives de baisse, le CAC 40 s’inscrivait en hausse en début de matinée. Le grand rendez-vous de la journée réside dans la conférence de presse que doit donner le gouverneur de la Fed. Les marchés n’attendent pas de nouvelles mesures, mais la confirmation que la banque centrale mènera une politique monétaire accommodante aussi longtemps que la conjoncture l’imposera.

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La Bourse de Paris progressait de 0,80% en début de matinée mercredi 10 juin, rebondissant après un début de semaine en baisse, en attendant l’issue d’une réunion de deux jours de la Réserve fédérale américaine.

« La séance du jour sera une journée d’attente pour les marchés européens, avant les conclusions du comité de politique monétaire de la Fed ce soir », souligne Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

« Les marchés n’attendent pas de nouvelles mesures », mais la banque centrale américaine « doit dévoiler ses nouvelles prévisions économiques » et son président, « Jerome Powell devrait promettre le maintien d’une politique monétaire très accommodante aussi longtemps que nécessaire », complète-t-il.

Cette réunion sera la première depuis l’amorce du déconfinement aux Etats-Unis, ce qui rendra l’analyse de la situation par l’institution monétaire d’autant plus scrutée.

La Fed a mis en place des soutiens massifs pour lutter contre les effets de la pandémie. « La Réserve Fédérale est allée très loin, très rapidement », juge Alexandre Baradez, Responsable Analyses Marchés chez IG France.

L’économie américaine montre des signes de frémissement, qui pourraient inciter l’institution à ne pas amplifier ses mesures : le taux de chômage a baissé en mai, retombant à 13,3% quand les analystes le voyaient grimper à près de 20%, un niveau digne de la Grande Dépression des années 1930.

Pour Alexandre Baradez, « il est possible que la Fed n’annonce rien de réellement nouveau mercredi soir », ce qui induit « un risque de déception potentielle pour les marchés ».

Des indicateurs d’activité désormais surveillés

Du côté des indicateurs, l’inflation en Chine a de nouveau ralenti en mai pour retrouver un niveau comparable à celui de début 2019, à 2,4%. Elle avait connu une hausse record en début d’année 2020 notamment en raison de la désorganisation des réseaux de distribution pendant le confinement.

L’OCDE a publié ce mercredi 10 juin ses perspectives économiques, alors que lundi la Banque mondiale avait anticipé une contraction de 5,2% de l’économie mondiale en 2020, soit la pire crise depuis 150 ans.

Cette annonce avait participé au mouvement de baisse du début de semaine. La période où « les marchés ont été immunisés contre les annonces économiques catastrophiques s’est en partie terminée », estime David Madden, analyste de CMC Markets

Le déconfinement s’est réalisé sans remontée de l’épidémie et, selon lui, « si cette tendance continue, il est probable que nous verrons une hausse de l’activité économique avec la reprise des entreprises ».

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Les valeurs affaiblies en début de semaine, reprenaient des couleurs, à l’instar d’Airbus, en tête de l’indice CAC 40, qui gagnait 2,58%.

Les valeurs bancaires en profitaient également : Crédit agricole s’adjugeait 2,58%, Société générale 1,75% et BNP Paribas 1,89%.

L’automobile progressait aussi : Renault montait de 1,71%, Peugeot de 1,29% et Valeo de 1,72%.