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L’or, ce placement qui continue d’attirer investisseurs et épargnants

Les banques centrales, investisseurs et particuliers ont augmenté leurs achats d’or au premier semestre 2019. Le métal est au plus haut depuis 2016.

Sa réputation de placement rassurant ne se dément pas. Dans un climat géopolitique tendu, l’or retrouve tout son éclat. Selon le dernier rapport du Conseil mondial de l’or (CMO) publié ce jeudi et relayé par Le Figaro, la demande mondiale pour le métal précieux a augmenté de 8% au premier semestre par rapport à la même période l’an dernier à 2.181,7 tonnes. Un taux qui n’avait plus été observé depuis 2016.

C’est principalement entre avril et juin que les investisseurs professionnels, les particuliers et les banques centrales ont augmenté leurs achats d’or, en pleine crise diplomatique dans la région du Golfe. En deux mois, ils ont acheté 1.123 tonnes d’or. Le métal confirme ainsi son statut de valeur refuge.

Du jamais vu en 9 ans

Car le secret de l’or est sa stabilité et la distance qu’il conserve à l’égard de tous les autres indicateurs économiques soumis à d’infinies variations, rappelle La Nouvelle République. Il permet à la fois de compenser les risques de pertes des spéculateurs et investisseurs et il protège l’épargne des particuliers.

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Face aux risques de guerre commerciale Sino-américaine, aux défaillances d’économies fragilisées (l’Italie inquiète comme ce fut le cas pour la Grèce) ou de conflit entre l’Iran et les États-Unis, les Banques centrales ont mis la main sur 374,1 tonnes d’or au premier semestre, du jamais vu depuis 2010, année au cours de laquelle elles sont devenues acheteuses nettes d’or. Les investisseurs ont également fortement augmenté leurs investissements, soucieux, comme les banques, de se protéger dans le climat mondial tendu.

Les pays émergents principaux acheteurs

Le CMO explique que « la morosité, exacerbée par les tensions commerciales et géopolitiques, a continué d’assombrir l’économie mondiale. Cela s’est reflété dans la volatilité des marchés financiers au cours du trimestre. Les banques centrales, comme les autres investisseurs, recherchaient la sécurité dans l’or, car elles cherchaient à se protéger face à de nombreux risques imminents ».

De nombreux États, et notamment les Etats émergents, ont ainsi largement participé à l’augmentation de l’achat d’or : la Chine, l’Inde ou encore la Russie, le Kazakhstan, la Jordanie et le Qatar.

Un investissement à double tranchant

Du côté des particuliers, l’or ne cesse de gagner en popularité. Selon un sondage du site Aucoffre.com en mai dernier, 73% des Français considéraient le métal jaune comme une valeur refuge vers laquelle se tourner en cas de crise. L’or était même la quatrième solution d’épargne privilégiée après l’investissement dans la pierre, l’assurance vie et le dépôt d’argent sur un compte bancaire. Ce mercredi, l’once d’or était cotée à 1.288 euros. Elle pourrait grimper jusqu’à 1.300 euros d’ici l’année prochaine.

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Si le placement dans l’or rassure en ces temps d’incertitude économique, reste que la force du métal précieux est également sa faiblesse : si sa stabilité permet un investissement rassurant, elle n’autorise pas un retour rapide sur investissement et écarte toute notion de performance en termes de rentabilité.