L’UFC-Que Choisir milite pour le remboursement automatique des victimes de fraude à la carte bancaire

L’UFC-Que Choisir demande le remboursement automatique en cas de fraude à la carte bancaire. Quand les consommateurs sont remboursés, le délai est en moyenne de 21 jours, beaucoup trop long selon l’association.

Crédit: iStock.

Les fraudes à la carte bancaire ont augmenté de 36% en un an. À la demande de l’Europe, un nouveau système de sécurisation des transactions bancaires entre en vigueur ce samedi 14 septembre. Problème, les banques ont jusqu’en 2022 pour mettre en application ce nouveau protocole visant à limiter la fraude sur les paiements en ligne. En attendant la mise en place progressive du nouveau mode de validation des transactions par carte, comme le rapporte BFMTV, ce sont chaque année 1,2 million de ménages qui sont victimes de fraude à la carte bancaire. Or, selon une étude de l’UFC-Que Choisir, en moyenne, un consommateur victime de fraude met 21 jours pour être remboursé. L’association de consommateurs demande à ce que cela soit immédiat.

Les multiples obligations imposées illégalement par les banques

Interrogé par Le Parisien, Matthieu Robin, chargé de mission sur le secteur financier au sein de l’association défense des consommateurs, assure que selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, « 20% de fraudes ne donnent pas lieu à un remboursement ». Un constat « très grave dans la mesure où le préjudice moyen est de 860 euros ». Parmi les raisons de ces remboursements à retardement ou non réalisés, les multiples obligations imposées par les banques à leurs clients victimes de fraude à la carte bancaire. Des exigences le plus souvent illégales. « Par exemple, quatre banques sur dix testées réclament aux consommateurs un dépôt de plainte » selon Matthieu Robin. Une démarche qui retarde considérablement les remboursements et incite les consommateurs à abandonner leurs démarches selon l’UFC-Que Choisir.

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C’est pour toutes ces raisons que l’association de consommateurs a décidé de saisir l’Autorité de contrôle prudentielle et de résolution, l’ACPR, afin qu’elle « contrôle davantage la bonne application de la loi ». Les banques utiliseraient également l’excuse de l’usage de la 3-D Secure (validation du paiement en ligne par sms) pour ne pas rembourser ses clients en assurant qu’il ne peut donc y avoir fraude. Inadmissible pour Matthieu Robin qui assure que le « 3-D Secure peut être détourné » dans Le Parisien. Il exige « un remboursement automatique et rapide en cas de fraude » pour les victimes face à l’explosion des piratages.

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