Mieux Vivre Votre Argent

Un déficit public légèrement inférieur aux prévisions

Crédits: iStock.

La dette a été stabilisée en 2019. Ces résultats en légère amélioration permettent aujourd’hui à la France de disposer d’un peu plus de marge de manœuvre pour financer les mesures d’urgence mises en place pour faire face à la crise sanitaire du coronavirus. Dans un communiqué, le gouvernement estime que ce résultat relève de « la maîtrise (des) finances publiques ».

Il faut dire que « pour la troisième année consécutive, le seuil des 3% du PIB sera respecté, malgré l’effet transitoire de la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi en allègement de charges, qui a représenté une charge d’environ 0,8 point de PIB en 2019 ». Et le gouvernement de rappeler que la pression fiscale a diminué. « Le taux de prélèvements obligatoires continue de baisser et s’établit à 44,1 % de PIB en 2019, contre 45,1% en 2017, traduisant concrètement les engagements de baisse d’impôt du gouvernement », détaille-t-il.

Un déficit de 3,9% attendu à la fin de 2020

Et comme il le prévoyait à l’automne, l’exécutif est parvenu à stabiliser la dette. « Le ratio d’endettement 2019 a nettement reflué sous la barre des 100 % du PIB et s’établit à 98,1 % du PIB », indique le communiqué.

A LIRE >> Coronavirus : lancement des prêts garantis par l’Etat

Mais aujourd’hui le gouvernement sait déjà que les mesures exceptionnelles prises ces derniers jours pour soutenir l’économie, malmenée par la crise sanitaire du coronavirus « entraîneront un dépassement du seuil de déficit de 3% du PIB et de 100% du PIB pour la dette. Cette évolution de notre politique budgétaire, concertée avec l’ensemble des partenaires européens, s’inscrira dans le cadre des flexibilités reconnues par l’Union européenne en réponse aux circonstances exceptionnelles de l’épidémie de Covid-19 ». Il y a peu, le projet de loi de Finances rectificative pour 2020 estimait d’ores et déjà  le déficit attendu à 3,9 % fin 2020, contre 2,2 % initialement prévu.