Intéressement des salariés: pour le gouvernement, « le compte n’y est pas encore »

Le gouvernement a reconnu lundi qu’il n’était « pas satisfait » de l’application jusqu’à présent des accords d’intéressement pour les salariés et a appelé les entreprises à « propager la bonne parole » afin de les multiplier dans les prochains mois. « Je vous le dis très simplement: le compte n’y est pas encore », a reconnu le ministre des Finances, Bruno Le Maire, aux côtés de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, lors d’une table ronde avec des chefs d’entreprises à Chilly-Mazarin au sud de Paris, pour les inciter à adopter ce dispositif. 

« Nous ne sommes pas satisfaits aujourd’hui des résultats en termes de développement de l’intéressement », a-t-il affirmé, avant de donner la parole aux entreprises pour qu’elles présentent les difficultés rencontrées pour appliquer de telles mesures.

A LIRE >>>Loi Pacte: l’État veut renforcer les raisons d’être et l’intéressement des salariés

« Nous comptons sur vous pour propager la bonne parole », a affirmé Mme Pénicaud, qui a présenté en détail les avantages de ces mesures pour les petites entreprises, à l’occasion de la visite de l’usine Alu Concept, qui emploie 28 personnes. « Il vous reste quelques mois pour conclure un accord d’intéressement. Si jamais vous versez 1.000 euros dans le cadre d’un accord de ce type, ce sera défiscalisé », a souligné M. Le Maire.

La prime Macron peut être reconduite cette année

En 2020, les employeurs ont la possibilité de verser une prime de 1.000 euros défiscalisée à leurs salariés jusqu’au 30 juin, mais contrairement à 2019, seulement en cas d’existence d’accord d’intéressement dans l’entreprise. Pour permettre aux entreprises de mettre en place ce dispositif, le gouvernement a annoncé l’année dernière des mesures de simplification. 

A LIRE >>>La prime Macron reconduite en 2020… avec de nouvelles conditions

La France est « championne d’Europe » de l’actionnariat des salariés, ceux-ci détenant en 2018 environ 4% du capital de leur entreprise, contre 1,68% pour la moyenne européenne, selon la Fédération européenne de l’actionnaire salarié.

Les entreprises recourent pour cela à deux mécanismes principaux: le fonds commun de placement d’entreprise (FCPE) par l’intermédiaire duquel les salariés peuvent acquérir des actions, souvent avec des abondements de leur employeur ou des décotes sur le prix, ou l’octroi d’actions gratuites.

Rédaction Mieux Vivre avec AFP

Partager
Publié par
Rédaction Mieux Vivre avec AFP

Articles récents

Internet: le prix des domaines en .com pourrait bientôt exploser

L'entreprise américaine VeriSign, qui dispose du droit exclusif de vendre les noms de domaine en .com, souhaite augmenter ses prix…

21/02/2020 10:18

Start-up françaises : beaucoup d’argent investi, peu d’argent restitué

Selon une étude d’Avolta Partners, les sommes investies dans les start-up françaises continuent de progresser, mais les sorties stagnent en…

21/02/2020 09:10

Mode: Auchan teste des espaces seconde main

Cinq hypermarchés du groupe testent la vente de vêtements d'occasion. Si le concept séduit, il sera étendu à d'autres magasins…

21/02/2020 08:53

Le crowdfunding séduit toujours plus de porteurs de projets comme d’épargnants

Les montants collectés au titre du financement participatif ont crû l’an dernier de 56% pour atteindre 629 millions d’euros. Ils…

20/02/2020 18:25

Epargne : comment les ménages français placent-ils leur argent?

Quel est le principal réceptacle de l’épargne en France ? Les épargnants sont-ils plus prudents aujourd’hui qu’il y a quelques…

20/02/2020 16:30

Les prix à la consommation diminuent légèrement en janvier

L’Insee a changé ses méthodes de collecte des prix. Désormais, les données des caisses des magasins sont directement transmises à…

20/02/2020 16:12