Venir au travail à vélo ou en covoiturage rapportera-t-il bientôt 400 euros aux salariés ?

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a assuré être favorable au versement obligatoire d’une prime de mobilité des employeurs à leurs salariés pour les dédommager de leurs trajets domicile-travail réalisés en vélo ou en covoiturage.

Crédit : iStock.

Les salariés recevront-ils bientôt une aide financière de la part le leur employeur pour financer leurs trajets quotidiens entre leur domicile et leur travail ? C’est en tout cas le souhait d’Elisabeth Borne. La ministre des Transports a assuré ce lundi 18 mars sur BFMTV-RMC que la situation était actuellement « injuste ». Elle a fait valoir que dans les grandes villes, les employeurs remboursaient la moitié de leur abonnement de transport en commun aux salariés, alors que dans les territoires moins habités, les employés se rendent au travail en voiture, souvent sans défraiement de la part de leur entreprise. Pour mémoire, sept salariés sur dix vont au travail en automobile.

Un versement obligatoire par souci d’équité

Les Parisiens se voient en effet rembourser pour moitié leur Pass Navigo, tout comme les Lyonnais qui bénéficient d’un remboursement à 50% de leur Pass Partout. Elisabeth Borne souhaiterait donc que la prime mobilité durable de 400 euros, initialement offerte sur la base du volontariat par les entreprises à leurs salariés effectuant les trajets domicile travail à vélo ou en covoiturage, devienne obligatoire pour les entreprises par souci d’équité géographique. Ce « forfait mobilité durable » est prévu par la loi sur les mobilités (LOM) qui sera débattue au Sénat ce mardi 19 mars. Si ce dispositif est pour lors facultatif, « la discussion est en cours, moi je pense qu’il faut que chaque Français qui a des difficultés pour ses trajets domicile/travail puisse être accompagné par son employeur », a assuré la ministre.

À LIRE >>> Dans les Hauts-de-France, qui sont les salariés qui touchent cette aide de 20 euros mensuels quand ils se rendent à leur travail en voiture ?

Pour les « Français qui ont des difficultés à accéder à leur travail »

« Absolument » favorable au caractère obligatoire de ce forfait, elle souhaite que cette prime soit versée aux « Français qui ont des difficultés à accéder à leur travail ». La nouvelle modification du texte envisagée par la ministre pourrait faire l’objet d’un amendement issu de la majorité au projet de loi LOM. Pour rappel, la prime mobilité durable de 400 euros, offerte aux covoitureurs ou aux cyclistes, sera entièrement exonérée d’impôts et charges sociales.

Sur le même thème

covoiturage Entreprises

Ne manquez rien de l'actualité

Réactions et commentaires

Sur la même thématique