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Corum L’Épargne : « Nous avons atteint nos objectifs de performance sur nos trois SCPI en 2020 »

Frédéric Puzin, président de Corum L’Épargne, revient sur les grandes tendances du marché des SCPI en 2020.

Frédéric Puzin, président de Corum L’Epargne

L’année écoulée n’aura pas été si sombre, loin s’en faut, pour le marché des SCPI. Comment les SCPI de Corum L’Épargne ont-elles vécu cette année de crise exceptionnelle ?  

Frédéric Puzin : L’année 2020 n’a pas été si sombre, mais elle n’a pas été de tout repos ! Nous avons eu un moment d’inquiétude en mars, quand 40 % de nos locataires se sont tournés vers nous pour demander un geste concernant le paiement de leur loyer. Mais nous connaissons très bien nos locataires, et c’est un atout. Comme nous les sélectionnons dès le départ, analysons leur situation financière en détail et gérons l’intégralité de la relation en interne, nous savons à qui nous avons à faire. Nous avons donc fait le tri pour savoir qui a besoin d’aide pour traverser la période et pérenniser son activité, qui a besoin d’échelonner pour avoir un peu d’air dans sa trésorerie. Et qui ne fait face à aucune difficulté réelle mais a simplement vu là une occasion de faire des économies – comme c’est le cas de grands groupes internationaux, par exemple. 

Au bout du compte, nous avons accordé des aménagements de paiement, et limité l’impact à seulement 1 % du montant annuel des loyers. Et nous avons atteint nos objectifs de performance sur les trois SCPI – avec des rendements supérieurs à la moyenne du marché 2020, de 4,18% selon l’IEIF : 6 % pour Corum Origin, 5,66 % pour Corum XL et 10,4 % pour Eurion. Ce qui prouve que gérer les locataires nous-mêmes nous permet d’être réactifs en période de crise.

Si les SCPI ont performé, cela n’a pas été le cas des fonds en euros en assurance vie, qui ont sauf exceptions continué à dévisser. Un environnement difficile, dans lequel votre contrat lancé l’an passé, Corum Life entend tirer son épingle du jeu ?   

F. P. : Oui, les fonds en euros offrent des rendements qui s’érodent d’année en année et ce n’est pas terminé. L’assurance vie n’est qu’une enveloppe, la performance du contrat est réalisée par les fonds qui le composent. Et c’est justement l’ambition de Corum Life : donner accès en assurance vie à des placements, comme la SCPI, plus risqués que les fonds en euros mais avec de meilleures perspectives de rendement. Dans cette catégorie, nos fonds figurent parmi les plus performants sur leur marché, en immobilier comme en crédit aux entreprises.

Corum Life est un contrat en unités de compte, sans frais propres au contrat : que vous investissiez en direct dans nos fonds ou via l’assurance vie, les frais pour vous sont les mêmes. C’est unique. Quant aux fonds, ce sont ceux du groupe Corum, comme la compagnie d’assurance. C’est une approche « circuit court », du producteur au consommateur, simple et lisible pour l’épargnant.  

SCPI, assurance vie, fonds obligataires… Corum a-t-il d’autres cartes à jouer en matière de diversification d’épargne ? 

F. P. : Oui, car tout ce que nous proposons, ce sont nos épargnants qui nous l’ont soufflé. Donc leurs besoins dicteront notre prochaine carte ! Nous sommes à l’écoute permanente de nos épargnants, et nous nous adaptons. Nous offrons des solutions répondant à leurs objectifs : des revenus mensuels complémentaires potentiels, une fiscalité optimisée, une épargne programmée, un financement de projet, une transmission anticipée, des placements diversifiés… Encore une fois notre « circuit court » nous permet d’être au plus près de leurs attentes, et d’être agiles afin de leur proposer toujours de nouveaux services. 

Quelles sont vos perspectives pour l’épargne, en général, pour 2021 ?  

F. P. : L’épargne a été un sujet important en 2020, dans un contexte de crise, d’incertitudes. En 2021, le sujet va être : qu’en faire ? Une fois mise de côté la nécessaire épargne de précaution, ce capital disponible doit être utile et rentable. Utile à financer des projets long terme pour chaque épargnant, mais aussi utile à l’économie et la relance de l’activité. 

L’avantage de placer son épargne dans l’économie réelle, c’est comprendre dans quoi on investit et à quoi sert son épargne. C’est complémentaire d’un livret A, par exemple : certes plus risqué, mais potentiellement plus performant. Et les Français l’ont compris : pour preuve la décollecte sur les fonds en euros dans l’assurance vie, et l’engouement en hausse pour les unités de compte. Par ailleurs, il faut s’informer et être vigilant quant aux caractéristiques de chaque produit : tel placement est plus liquide, tel autre plus volatile, etc. Et toujours un seul conseil : investissez uniquement dans ce que vous comprenez.  

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