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Actions cotées : comment ça marche ?

Après une année 2020 particulièrement mouvementée pour les actions, la perspective d’un rebond de la croissance permise par l’accélération de la vaccination redonne du potentiel aux marchés. Attention toutefois aux valorisations élevées.

actions

Une action est un titre de propriété représentant une partie du capital d’une société. Le statut d’actionnaire donne certains droits, comme voter aux assemblées générales et percevoir une partie des bénéfices sous forme de dividende. En investissant dans une action, le particulier espère aussi voir le cours progresser pour réaliser une plus-value. Un conseil : passez toujours des ordres à cours limité. Euronext est le principal marché accessible aux investisseurs individuels en France.

Les actions françaises y sont réparties en trois compartiments selon leur capitalisation boursière : A pour les valeurs affichant plus d’un milliard d’euros, B pour celles dont la capitalisation est comprise entre 150 millions et un milliard d’euros, et C pour celles de moins de 150 millions. Quant aux PME et aux toutes petites valeurs, elles sont cotées sur trois autres marchés non réglementés : Euronext Growth (ex-Alternext), Euronext Access (ex-Marché libre) et Euronext Access+ (pour les start-up).

Le capital est-il garanti ? 

Non. Les actions sont un placement risqué. L’engagement de l’investisseur est néanmoins limité à son apport. Il ne peut donc pas perdre plus, sauf s’il a recours au crédit (voir ci-dessous) ! Lorsque l’on achète une action, on peut analyser l’historique de son cours, connaître la renta­bilité de l’entreprise, sa stratégie et sa façon de réagir dans le secteur où elle opère. Il est plus difficile de juger de l’avenir. Si les perspectives de développement et de bénéfices influent sur le cours de Bourse, l’environnement économique et certains facteurs spécifiques entrent aussi en ligne de compte. Comme la valeur de l’or noir pour les sociétés pétrolières, par exemple. La meilleure façon de limiter le risque ? Bâtir un portefeuille diversifié, tant sur le plan sectoriel que par la taille des entreprises ­sélectionnées.

L’argent est-il disponible ? 

Oui. Les actions qui enregistrent plus de 2 500 transactions par an cotent en continu, de 9 h à 17 h 35. Les autres sont négociables par deux fixings quotidiens, à 10 h 30 et 16 h.

Combien ça rapporte ? 

Même si la valeur d’une action s’apprécie en fonction des perspectives de béné­fices et de développement de l’entreprise, il est difficile d’anticiper les performances à venir. Preuve en est ­l’évolution du CAC 40 sur dix ans (voir graphique). Par ailleurs, à toute action est attachée la distribution d’un revenu appelé dividende. Ce dernier oscille entre 2 et 3 % pour l’indice CAC 40.

Quelle est la règle fiscale ? 

Sur un compte-titres, tout revenu est ­im­posé. Les dividendes sur les actions françaises, européennes ou de pays ayant signé une convention fiscale avec la France sont depuis 2018 soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %, composé de 17,2 % de prélèvements ­sociaux et de 12,8 % d’impôt sur le ­revenu. Mais vous pouvez toujours ­opter pour une imposition au barème progressif de l’impôt et, ainsi, continuer à bénéficier de l’abattement de 40 % jusqu’alors en vigueur. Ce dernier cas de figure est plus avantageux si vous ne payez pas ou peu d’impôt. Le PFU s’applique aussi sur les plus-­values. Là encore, il est possible de choisir l’ancien régime d’imposition et de bénéficier d’un abattement qui dépend de la durée de détention des titres (50 % entre deux et huit ans, 65 % au-delà de huit ans). Attention, ces abattements ne s’appliquent plus qu’aux titres acquis avant 2018.

Ces évolutions fiscales concernent les dirigeants de PME partant à la retraite et ayant cédé les actions de leur société. Jusqu’alors, ils avaient droit au titre de l’impôt sur le revenu à deux abattements : un forfaitaire spécial de 500 000 euros et un autre pour durée de détention (50 % entre plus d’un an et moins de quatre ans, 65 % depuis quatre ans et moins de huit ans, et 85 % depuis plus de huit ans). Désormais, ils doivent faire un choix car la taxation forfaitaire unique s’applique de plein droit, sauf à privilégier le barème progressif de l’impôt. Dans ce cas, ils peuvent opter pour un abattement fixe de 500 000 euros ou pour un abattement proportionnel selon la durée de détention des titres dès lors qu’ils les ont acquis avant le 1er janvier 2018.

Appliquée depuis août 2012, la taxe sur les transactions financières s’élève depuis 2017 à 0,3 % (contre 0,2 % auparavant). Cet impôt porte sur tous les achats de titres de sociétés cotées dont le siège social est en France et qui ­affichent une capitalisation boursière de plus d’un milliard d’euros, soit à l’heure actuelle 129 valeurs.

A noter que les titres détenus dans un plan d’épargne en actions (PEA) ­supportent la fiscalité applicable à cette enveloppe (voir p. 60).

Où souscrire ? 

Via votre banque ou bien un courtier en ligne, les tarifs étant plus compétitifs chez ce dernier. Citons par exemple : Bourse Direct, Boursorama Banque, Degiro, Fortuneo Banque, Saxo Banque.