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Déclaration d’impôts 2020 : le calcul de votre impôt

Dans la notice accompagnant votre déclaration 2042, vous trouverez une fiche de calcul. Petit guide de la méthode et des différentes étapes à respecter pour arriver à votre cotisation d’impôt sur les revenus de 2020 déclarés en 2021.

Revenus
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Evaluez votre revenu taxable

A condition d’avoir rempli correctement tous vos imprimés, cette étape est la plus simple. Tous les montants figurant dans vos différentes déclarations ont été reportés dans votre déclaration générale 2042 ou 2042 C. Il suffit de les reprendre et d’en faire l’addition. Vous devez d’abord vous livrer à de petits calculs. Pour les traitements et salaires, n’oubliez pas de déduire l’abattement de 10 %, d’un minimum de 442 euros et plafonné à 12 652 euros.

Faites de même, pour les pensions et retraites, mais avec un minimum de 394 euros et un plafond de 3 858 euros. Enfin, si vos loyers sont déclarés selon le régime micro-foncier, pensez à effectuer l’abattement de 30 %.

Vous devez ensuite minorer le revenu taxable de différentes charges. Référez-vous uniquement aux imprimés 2042 ou 2042 C, cadre 6 de la page 4. Ces charges déductibles sont :

  • la part de contribution sociale généralisée (CSG) payée l’an dernier sur les revenus de patrimoine déductible à hauteur de 6,8 %.
  • Les pensions versées à : vos enfants, dans les limites prévues par les textes (3 542 euros sans justification, 5 959 euros si vous disposez de justificatifs à la demande du fisc) ; vos parents ; votre ex-époux dans les limites fixées par le jugement de divorce compte tenu des revalorisations annuelles.
  • Les versements au titre de l’épargne retraite (Perin, Perp, Préfon, Corem, Complémentaire retraite des hospitaliers).

Signalons également que les personnes âgées de plus de 65 ans ou invalides, et dont les revenus nets ne dépassent pas 24 690 euros en 2020, ont droit à un abattement spécifique de 2 446 euros si ledit revenu n’excède pas 15 340 euros, et de 1 224 euros s’il est compris entre 15 340 et 24 690 euros.

Déterminez votre nombre de parts

Cette étape fixe en grande partie votre taux d’imposition et influe sur la progressivité de l’impôt. Il faut vous référer à votre situation de famille et à la composition de votre foyer fiscal pour connaître votre nombre de parts fiscales. Vous représentez une part. Votre époux ou votre partenaire également. Les deux premiers enfants correspondent à une demi-part et tous les enfants à partir du troisième donnent droit à une part. La situation se complique pour les personnes divorcées et les personnes seules avec enfants.

Calculez votre impôt

Vous pouvez utiliser le barème pour les revenus 2020, en veillant à apporter deux corrections au résultat obtenu. D’abord, le plafonnement du quotient familial, c’est-à-dire de l’avantage résultant de l’attribution de demi-parts ou pleines parts en sus de celle des contribuables célibataires ou des deux parts des époux et pacsés. Cet avantage ne peut excéder 1 570 euros par demi-part supplémentaire.

Ensuite, la décote : il s’agit d’une diminution de l’impôt, lorsque le montant dû (la cotisation) est inférieur à 1 720 euros pour une personne seule et à 2 847 euros pour un couple marié ou pacsé.

Autre solution : le tableau des éditions Francis Lefebvre. Si vous préférez calculer vous-même l’impôt exigible, vous devez faire preuve de méthode. Bien sûr, vous devez agréger le montant net des différentes catégories de revenus perçus par votre foyer fiscal sans oublier les déductions et abattements. Puis, il faut diviser le total net par le nombre de parts auquel peut prétendre votre foyer fiscal. Cette somme vous permet de connaître la formule de calcul à appliquer.

Par exemple, si vous arrivez à un montant de 75 000 euros, vous prendrez la formule (R x 0,41) – (14 080,90 euro x N). R correspond à votre revenu, et N, au nombre de parts de votre foyer. Vous obtiendrez alors le montant théorique de votre impôt car il convient également de vérifier si l’avantage fiscal des parts de quotient familial accordées pour vos enfants à charge ne dépasse pas 1 570 euros.

Vous devrez comparer l’impôt avec celui qui serait exigible sans ces parts supplémentaires. Si l’avantage excède 1 570 euros par demi-part, il faut majorer votre impôt.

Vérifiez si la décote vous est applicable

Tout contribuable a droit à une décote, c’est-à-dire une diminution de son impôt sur le revenu lorsque sa cotisation est inférieure à un montant de 1 720 euros pour les célibataires, divorcés, séparés, veufs, et de 2 847 euros pour les couples mariés et pacsés. La décote est égale à la différence entre 779 euros et 45,25 % du montant de l’impôt brut des contribuables célibataires, divorcés, séparés ou veufs, et à la différence entre 1 289 euros et 45,25 % de ce montant pour le contribuable soumis à une imposition commune.

Elle est automatiquement calculée par le fisc sans que le contribuable ait besoin d’en demander l’application. Si vous ne vous référez pas au tableau Francis Lefebvre qui intègre cette décote, vous devez la déterminer vous-même afin de connaître le montant de votre impôt et avant d’effectuer toute imputation de vos réductions et de vos crédits d’impôt.

Imputez vos réductions et crédits d’impôt

Sur l’impôt obtenu, appliquez toutes vos réductions d’impôt. Vous devez respecter les plafonds retenus par le fisc pour chacune des réductions accordées, mais aussi tenir compte du plafond global des niches fiscales fixé à 10 000 euros.

Pour les contribuables ayant plusieurs réductions d’impôt, l’imputation est opérée par ordre décroissant des taux de réduction, puis par plafond décroissant, enfin par montant forfaitaire décroissant. Il vous reste éventuellement à imputer vos crédits de l’impôt théoriquement exigible. Ils figurent dans vos imprimés 2042.