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Performances boursières : n’oubliez pas d’intégrer les dividendes !

Pour analyser l’intérêt de placer son argent en Bourse, nombre d’épargnants se focalisent sur le CAC 40. Or celui-ci laisse de côté les dividendes qui comptent pourtant pour beaucoup dans la performance globale. Explications…

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A chaque choc boursier, la même question revient inévitablement : les actions constituent-elles un bon placement ? Sans remettre nécessairement en cause l’intérêt d’un placement en actions à long terme, certains observateurs n’hésitent pas à rappeler qu’elles peuvent être source de déception sur des périodes plus courtes.

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Les chiffres leur donnent d’ailleurs raison, y compris à moyen terme. Suite au choc subi à la fin de l’hiver, le CAC en est un bon exemple. A date, il perd encore près de 20% sur l’année. Et, au vu de l’évolution plus longue de l’indice, une personne ayant investi autour du 10 février 2017 se retrouverait aujourd’hui avec une performance nulle.

Le constat est implacable. Il est même souvent mis à profit pour expliquer qu’un produit lambda vaut finalement mieux que les actions ou conclure qu’un simple Livret A aurait fait aussi bien.

Un raisonnement imparfait

Reste que l’analyse est tronquée. De fait, ces commentateurs oublient généralement de rappeler que le CAC ne reflète qu’une partie de la performance des actions. Il n’est qu’un indice de prix qui laisse totalement de côté les dividendes.

Prenons le cas d’une personne achetant un panier d’actions représentatif du CAC 40. Cet investisseur va pouvoir miser sur la hausse du prix de ses actions (que reflètera l’évolution du CAC 40). Mais il percevra aussi au fil du temps des dividendes (ignorés par l’indice).

Des indices moins connus mais plus pertinents

Bref, pour produire des comparaisons justes, il est essentiel de tenir compte des dividendes obtenus. Comment ? Euronext propose des outils qui ont le mérite de donner une vue plus précise de la performance réelle des actions : le CAC GR et le CAC NR. Le premier intègre le réinvestissement de dividendes bruts et le second de dividendes nets.

Ainsi et pour reprendre notre exemple décrit un peu plus haut, un investisseur ayant acheté des actions du CAC 40 en février 2017 n’a pas dégagé une performance nulle. En intégrant les dividendes nets, son gain réel est de 7,7% (soit trois fois plus que les 2,5% octroyés par un Livret A sur la même période). Ce n’est certes pas époustouflant, mais force est de constater que la prise en compte des dividendes améliore considérablement le bilan.

Cela est également vrai sur des périodes plus longues. Au cours des 5 ans écoulés, le CAC 40 a progressé de 8,4% tandis que le CAC NR a gagné 21%. Des chiffres qui suffisent à prouver que les dividendes représentent une partie essentielle de la performance boursière et qu’il est pour cela important de ne pas les négliger dans ses calculs.