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Qu’est-ce qu’une obligation ?

Les politiques monétaires des banques centrales devraient rester très accommodantes en 2021, même si la situation économique doit s’améliorer après les vaccinations. Les rendements obligataires resteront faibles, tout comme les perspectives de gain.

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Une obligation constitue un titre de créance, émis par une entreprise ou un Etat. L’émetteur s’engage à verser un revenu constant, appelé coupon, pendant toute la durée de l’emprunt sur une obligation à taux fixe, ou un revenu indexé dans le cas d’un titre à taux variable. Puis à rembourser le capital emprunté au terme.

Le capital est-il garanti ?

Le risque se limite à la faillite de l’émetteur.

L’argent est-il disponible ?

Oui, puisque les obligations se négocient en Bourse. Reste que leur cours évolue, notamment en fonction des taux d’intérêt. Les obligations à taux fixe baissent quand les taux montent. Et vice-versa. Les obligations à taux variable fluctuent moins : c’est leur coupon qui évolue.

Combien ça rapporte ? 

Pour connaître le revenu versé par une obligation à taux fixe, multipliez le taux affiché – environ 1,70 % actuellement pour un emprunt d’Etat américain à dix ans – par le nominal. Le taux actuariel, lui, prend en compte les coupons, mais aussi l’éventuelle plus ou moins-value réalisée au terme. L’écart entre le prix de remboursement et le prix ­d’acquisition s’appelle la prime de remboursement. La rémunération d’une obligation à taux variable, elle, est fixée par rapport à un indice de référence, majoré d’une marge pour l’investisseur. A noter : certains emprunts sont indexés sur l’inflation (voir encadré).

Quelle est la règle fiscale ? 

Les coupons et primes de remboursements perçus à compter de 2018 sont, par principe, soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %. Concrètement, un acompte obligatoire est récupéré à la source par l’intermédiaire financier sur les montants des revenus versés, au taux de 12,8 %. Cet acompte est ensuite déduit du montant de l’impôt à payer l’année suivante au titre du versement des intérêts et dividendes. Il est possible d’être exempté d’acompte quand le revenu fiscal de référence du foyer fiscal est inférieur à 25 000 euros pour une personne seule ou 50 000 euros pour un couple. 

Cette dispense doit être demandée avant le 30 novembre de l’année précédant celle du paiement des intérêts. Par ailleurs, les revenus des obligations font l’objet de prélèvements sociaux à hauteur de 17,2 %. Aucun abattement n’est applicable avec le PFU. Mais vous pouvez continuer d’opter pour le barème progressif de l’impôt. Dans ce cas, vous pouvez encore déduire les droits de garde et une fraction de la CSG (6,8 %).

Où souscrire ? 

Auprès de votre agence bancaire ou de votre courtier en ligne. Mais il est de plus en plus compliqué pour un particulier d’acquérir des obligations en direct. Il faut donc privilégier des fonds ou ETF en obligations.