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Tout savoir sur la société civile de placement immobilier (SCPI)

Les SCPI subiront encore les conséquences de la crise sanitaire. Privilégiez les produits à l’historique de distribution solide et ceux dont le parc est adapté aux nouveaux besoins des locataires (bureaux flexibles et bien situés, etc.). Sans oublier de diversifier votre portefeuille.

scpi

Une société civile de placement immobilier (SCPI) permet d’investir dans l’immobilier, principalement d’entreprise, tout en évitant à l’épargnant une gestion au quotidien et en permettant une diversification incomparable. Ce placement est adapté pour percevoir des revenus réguliers.

Le capital est-il garanti ? 

Non, vous n’êtes pas à l’abri d’une baisse des prix.

L’argent est-il disponible ? 

L’argent est disponible plus ou moins facilement selon le contexte du marché immobilier et la qualité de la SCPI. Le délai se compte le plus souvent en mois. Avec les SCPI fiscales, vous vous engagez à conserver vos titres durant un certain nombre d’années. Par exemple, neuf ans au minimum pour les SCPI Pinel.

Combien ça rapporte ? 

Le rendement des SCPI se décompose entre le taux de distribution et la revalorisation de la part. Comptez un peu plus de 5 % en moyenne pour le marché.

Quelle est la règle fiscale ? 

Les SCPI sont dites « transparentes », c’est-à-dire qu’elles ne sont pas directement assujetties à l’impôt. En revanche, les associés sont taxés sur les revenus qu’ils perçoivent, à proportion de leur quote-part. Attention, les produits générés sont de deux ordres : financiers ou fonciers. Issus de la poche « trésorerie » des SCPI, les premiers sont, au choix, taxés au barème progressif de l’impôt sur le revenu ou soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 %. Pour les revenus fonciers, les associés sont soumis au barème progressif de l’impôt, selon deux régimes : le micro-foncier (abattement forfaitaire de 30 %), pour les particuliers qui sont aussi propriétaires d’un bien donné en location nue et dont les revenus fonciers ne dépassent pas 15 000 euros par an, ou celui des frais réels, qui permet notamment de déduire les intérêts d’emprunt pour les SCPI achetées à crédit. Dans les deux cas, les prélèvements sociaux (17,2 %) sont dus. Une exception : les revenus de source étrangère des SCPI bénéficient d’un traitement fiscal particulier, souvent plus avantageux, grâce aux conventions fiscales en vigueur avec les pays concernés.

Où souscrire ? 

Auprès de votre banque, des conseillers en gestion de patrimoine ou chez un courtier en ligne spécialisé.