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Tout savoir sur les fonds communs de placement (Sicav et FCP)

Pour un épargnant, choisir une Sicav ou un FCP constitue un exercice très difficile compte tenu de la diversité de l’offre. Le marché compte des milliers de produits, bien plus que le nombre d’actions cotées en Bourse à Paris. Dans ces conditions, fiez-vous aux classements réalisés par Mieux Vivre Votre Argent régulièrement.

Sicav
©Istock

Fonds communs de placement (FCP) et sociétés d’investissement à capital variable (Sicav) appartiennent à la famille des OPCVM, organismes de placement collectif en valeurs mobilières. Ces fonds permettent aux souscripteurs d’investir sur les marchés ­financiers, tout en étant déchargés de la gestion au quotidien.

• FCP

Ou fonds commun de placement. C’est une copropriété de valeurs ­mobilières. Le porteur de parts n’a aucun droit particulier, contrairement à l’actionnaire de Sicav. D’un point de vue juridique du moins. Car en réalité, il n’y a pas grande différence entre les deux formules.

• Sicav

Ou société d’investissement à capital variable. Elle a la possibilité d’émettre des actions à l’occasion de nouvelles souscriptions et de réduire son capital en cas de rachat. Acheter des Sicav, c’est, sur le papier, devenir actionnaire de cette société.

Le capital est-il garanti ? 

Certains fonds à formule peuvent bénéficier d’une garantie en capital. Les autres Sicav et FCP n’en disposent pas. Les produits actions sont plus risqués que les supports investis en obligations. Les Sicav monétaires sont les moins risquées.

L’argent est-il disponible ? 

Il vous suffit de passer un ordre de rachat pour pouvoir récupérer votre argent sur la base de la prochaine valeur liquidative du fonds. Pour y répondre, les gérants disposent d’un matelas de liquidités dans leur portefeuille ou bien cèdent des titres sur le marché. Dans la plupart des cas, la valeur liquidative d’un fonds est calculée tous les jours. Sur quelques produits comme les fonds alternatifs, il existe un préavis qui atteint parfois jusqu’à six mois pour désinvestir.

Combien ça rapporte ? 

Les Sicav et les FCP permettent d’abord aux épargnants d’obtenir des intérêts ou des dividendes en fonction des investissements dans des obligations ou des actions. Cependant, tous les fonds ne les reversent pas. Certains préfèrent les réinvestir dans le portefeuille, on parle alors de supports de capitalisation. A l’inverse, quand ils distribuent leurs revenus, il s’agit alors de fonds de distribution. Cette politique de distribution s’effectue généralement une fois par an, sauf pour certains fonds qui peuvent la pratiquer de manière mensuelle ou bien trimestrielle.

Ensuite, lors de la cession de vos parts de Sicav ou de FCP, vous pouvez réaliser une plus-value. Celle-ci dépend néanmoins fortement de l’évolution des marchés. Si vous avez acheté un fonds d’actions françaises et que le CAC 40, indice phare de la Bourse de Paris, progresse fortement, il est normal que votre produit fasse de même. A l’inverse, il sera très difficile pour un gérant de gagner de l’argent si les marchés baissent de manière importante.

Mais la performance du produit dépendra aussi de l’aptitude du gérant à ­sélectionner les meilleurs titres au bon moment. Pour mesurer son efficacité, ou plus précisément son « alpha » (c’est-à-dire sa capacité à faire mieux que le marché), il faut comparer la performance du fonds à celle de son indice de référence. Si elle est supérieure, le gérant aura fait du bon travail et les frais de gestion que vous aurez acquittés peuvent être considérés comme justifiés. Or, bien souvent, le cumul des frais (d’entrée, de gestion, de transactions, commission de surperformance) vient considérablement dégrader les performances in fine. Un conseil : faites bien attention à l’ensemble des frais et n’hésitez pas à vous renseigner spécifiquement sur les droits d’entrée ou de sortie qui sont inscrits dans les prospectus (voir encadré page suivante).

A noter : les établissements proposent souvent différents types de parts, dénommées cette fois-ci P, R, I ou autre lettre ou abréviation, avec des frais de gestion – et des tickets d’entrée – variables. En théorie, tous les épargnants sont susceptibles de pouvoir souscrire tout type de parts, à condition de disposer des capitaux minimaux.

Quelle est la règle fiscale ? 

Lorsque vous percevez des dividendes ou des intérêts (coupons) sur des FCP ou des Sicav dits de distribution, vous devez, à l’instar de détenteurs de titres en direct, les déclarer. Depuis le 1er janvier 2018, ils sont, par défaut, soumis à l’impôt sur le revenu au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 12,8 % ou, sur option globale du contribuable, au barème progressif. Par ailleurs, des prélèvements sociaux à hauteur de 17,2 % sont récupérés à la source.

Les plus-values de cession de Sicav ou de FCP sont, elles aussi, soumises au prélèvement forfaitaire unique au taux de 12,8 % (sauf option globale pour l’imposition au barème progressif). S’y ajoutent les prélèvements sociaux au taux de 17,2 %. L’impôt est calculé sur le montant des plus-values subsistant après l’imputation des moins-values. Les dernières qui ont été réalisées au cours d’une année se soustraient prioritairement sur les plus-values de même nature imposables au titre de la même année puis, le cas échéant, sur celles des dix ­années suivantes. Il n’y a plus d’abattements proportionnels pour durée de détention, sauf à opter pour le barème progressif, et encore, cela ne concerne que les fonds investis en actions et acquis avant la fin de 2017.

A noter, les fonds qui sont détenus sur un plan d’épargne en actions (PEA, voir p. 60), un plan d’épargne entreprise, un plan d’épargne retraite collectif ou sur un contrat ­d’assurance vie multisupport suivent la fiscalité applicable à ces enveloppes.

Où souscrire ? 

Les Sicav et FCP peuvent être souscrits auprès de votre établissement bancaire ou de votre conseiller en gestion de patrimoine. Vous pouvez également acheter des fonds sur des plates-formes en ligne, comme BforBank, Boursorama Banque ou Fortuneo Banque.