Pour habiter en permanence à l’île Maurice, vous devez devenir propriétaire de votre logement en respectant le cadre juridique du Property Development Scheme (PDS) pour un montant de 500 000 dollars américains hors taxes (environ 420 000 euros) ou l’équivalent dans toute autre devise. 

Théoriquement, vous pouvez acquérir indifféremment un bien ancien ou récent mais dans les faits, ce sont essentiellement des immeubles neufs qui sont disponibles à l’achat. Les biens résidentiels réalisés sous l’appellation PDS doivent répondre à certains critères.

Toujours des ensembles de luxe

Ce sont toujours des ensembles de luxe (appartements ou villas) comprenant au moins six unités, de larges espaces et des installations de loisirs (piscine, tennis, golf) et commerciales (épiceries, restaurants). Des services de gestion (ménage, gardiennage, travaux d’entretien, jardinage) doivent également être disponibles. Autrement dit, vous devez être conscient que vous n’achèterez pas, comme c’est le cas en France pour ceux qui recherchent un bien sur la Côte d’Azur, une jolie villa dans la commune de votre choix. Vous devrez opter entre différents programmes disséminés sur l’île qui ne seront pas forcément situés où vous le souhaitez. Ils sont, en effet, tous bâtis hors des centres urbains dans les zones touristiques.

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Ils s’apparentent aux « resorts » américains, ces domaines privés que l’on trouve surtout en Californie ou en Floride. Il faut donc apprécier ce mode de vie en circuit fermé. A méditer pour ceux qui préfèrent cohabiter en permanence au contact de la population locale.

Dernière recommandation : prenez en considération vos charges, qui seront assez élevées car les prestations liées à votre propriété, comme l’accès au golf, ont un coût ! Quant au seuil de 500 000 dollars américains, il est assez théorique. Depuis quatre à cinq ans, le gouvernement mauricien favorise le haut de gamme. Il est vrai que la nature de la construction, encore médiocre il y a dix ans, est conforme aujourd’hui aux standards exigés par une clientèle occidentale à haut pouvoir d’achat. Les matériaux sont de qualité et les surfaces, généreuses. Comptez au minimum
450 000 euros, et pour une belle villa, les prix excédent facilement 1 million d’euros.

Dans le très haut de gamme, les grandes demeures s’affichent à dix millions d’euros, voire les dépassent allègrement. Toutefois, avant de vous lancer, vous vous interrogerez, légitimement, sur l’opportunité d’un investissement immobilier à l’île Maurice. Après tout, vous pourriez avoir la nostalgie de notre beau pays et regagner la France malgré sa pression fiscale.

Les prix grimpent de façon régulière

Pour le moment, en raison d’une demande grandissante de riches étrangers venant de France, du Royaume-Uni, d’Afrique du Sud, d’Australie et des pays asiatiques, les prix grimpent de façon régulière. Dans les années à venir, cette tendance haussière devrait perdurer. En revanche, à long terme, on peut douter de la facilité à revendre tous ces biens si les programmes de standing continuent à pousser comme des champignons ! 

Le processus d’achat, quant à lui, ne doit pas vous inquiéter. Il est calqué sur celui qui existe en France et vous serez en permanence aidé par les sociétés de promotion immobilière PDS agréées par l’Etat mauricien. Vous signerez, dans un premier temps, un compromis de vente, appelé contrat de réservation préliminaire, accompagné du versement d’un acompte correspondant à 10 % du prix. Ensuite, vous ratifierez un plan de situation de votre logement dans la résidence, les plans de l’unité choisie et un échéancier de finitions. A l’achèvement, un contrat définitif de vente sera établi par un notaire en langue française et vous paierez le solde, soit 90 % pour un bien achevé et 5 à 10 % pour un logement en construction, puisque vous aurez déjà versé, avant la remise des clés, six acomptes fixés selon l’état d’avancement des travaux. Le notaire effectuera alors la publication de la vente au cadastre local et vous verserez au Trésor mauricien des droits d’enregistrement de 5 % du prix.