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Immobilier : à Caen, les prix restent encore accessibles

Crédit : iStock.

L’optimisme prédomine à Caen. « Dans l’ensemble, le marché va bien », indique Sylvie Ferrière, responsable de l’agence Century 21 Ferrière-Magalhaes. Après le ralentissement habituel constaté à la période estivale, la rentrée 2017 s’annonce sous de bons auspices dans la préfecture du Calvados. Alexandre Guillot, directeur général de Nexity Promotion-Normandie, constate un mouvement de reprise analogue dans l’immobilier neuf, estimant que « le marché est plutôt actif, et la demande est au rendez-vous ».

Des prix immobiliers abordables et stables

Du côté de l’ancien, les prix restent accessibles. Loin de l’emballement, la ville affiche un niveau médian de 1 870 euros le mètre carré et montre une quasi-stagnation, à – 0,3 % sur un an. Les fondamentaux du marché n’envoient pas de signaux alarmants : pour vendre son bien, comptez un délai moyen de cent jours, selon Century 21, avec une marge de négociation entre prix affiché et prix de vente effectif aux alentours de 6,45 %. Prisée autant des primo-accédants que des secundo-accédants et des investisseurs, de nombreux quartiers sont susceptibles d’intéresser les uns et les autres.

Si la valeur sûre demeure le centre-ville, avec l’avenue de Tourville ou le port de plaisance, le quartier de la Maladrerie, au nord-ouest de la ville, a aussi ses aficionados. Vaucelles, au sud, reste un peu au ralenti. C’est également le cas de communes de l’agglomération, par exemple, Mondeville ou Sannerville, à l’est, où la demande est moins importante. Certaines bonnes transactions peuvent toutefois être réalisées, comme à Ifs, au sud de Caen, où un appartement F3 s’est négocié 156 000 euros. Pour un bien locatif avec un loyer mensuel indicatif de 560 euros, l’acheteur peut espérer un rendement brut de 4,3 % environ.

Léger tassement des ventes dans le neuf

« Les promoteurs sont confiants dans le marché », remarque Alexandre Guillot. Ils relèvent le reclassement de Caen par l’Etat de la zone B2 à la zone B1, signe d’une demande plus forte de logements et qui rehausse les plafonds de loyers pour les investisseurs. Si le neuf se porte bien également, « on note toutefois une petite baisse des ventes due à la forte hausse des prix », observe le professionnel. Dans ce segment, les tarifs peuvent atteindre 4 000 à 5 000 euros le mètre carré selon l’emplacement et le standing. Heureusement, les programmes fleurissant un peu partout en ville, chacun peut encore y trouver son compte, en particulier, s’il s’intéresse aux quartiers de La Prairie ou de Gardin, situés au sud-ouest du centre

Caen pour les investisseurs : attention à l’emplacement !

Dans l’immobilier ancien de Caen, les investisseurs peuvent compter sur une rentabilité brute appréciable, comprise entre 5 et 7%. Mais attention, «elle varie selon la rive et l’emplacement», avertit Alexandre Guillot, directeur général de Nexity Promo-tion-Normandie. En périphérie, on peut atteindre les 7 à 8 %. Sur ce segment d’investisseurs, la tranche d’âge la plus représentée est celle des 60 ans et plus (27% des acheteurs), devant celle des 30-40 ans (19,3%).

Dans le neuf, l’investissement en Pinel séduit. Et, bonne nouvelle, le dispositif est reconduit en 2018 pour quatre ans. Majoritaires dans le segment du neuf, «les investisseurs représentent désormais sept acquisitions sur dix», indique Laurent Potin, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) de Normandie.

Tout type de profil est bienvenu à Caen : ceux qui souhaitent défiscaliser comme ceux qui veulent louer à leurs descendants ou ascendants, surtout des F2 ou des F3. Quant à la typologie des locataires, elle est large et «n’est pas forcément orientée vers les étudiants», conclut Laurent Potier.