Immobilier : un logement vert se vendra plus cher

Une étude menée sur la base des données immobilières notariales de 2016 démontre que les logements à la meilleure étiquette énergie bénéficient en moyenne d’un prix d’achat plus élevé que les autres.

Une majorité de Français déclarent accorder de l’importance au diagnostic de performance énergétique (DPE) dans leur projet d’achat d’un bien immobilier. ©Thinkstock

Interrogés en octobre par Opinion Way et le site Monexpert-renovation-energie.fr, 85 % des Français déclarent accorder de l’importance au diagnostic de performance énergétique (DPE) dans leur projet d’achat d’un bien immobilier. Un sondage que vient corréler une étude des Notaires(1) consacrée à l’impact du DPE (ou étiquette énergie) sur le prix des transactions immobilières en 2016.

Un impact certain pour les maisons

En région Occitanie, par exemple, les maisons individuelles se sont vendues en 2016 à des niveaux de prix très différents selon leur étiquette énergie. Celles qui ont été considérées comme « économes » par le diagnostic de performance énergétique (obligatoire quand on souhaite vendre un bien immobilier) en étant classées A ou B ont bénéficié d’une surcote moyenne de 10 %.

A contrario, celles considérées comme énergivores, classées F ou G, ont été cédées 17 % en dessous des prix de biens possédant des caractéristiques similaires mais mieux notés sur le plan énergétique. Ce constat s’observe dans presque tous les territoires de l’Hexagone pour les maisons (voir tableau ci-dessous) : la surcote dont elles bénéficient en raison de leur bonne étiquette énergie (ce que l’on appelle leur « valeur verte ») varie de 6 à 13 % selon les Régions. De la même manière, la décote que subissent les logements individuels énergivores est tangible partout, et se situe entre – 7 et – 17 % selon les zones.

La spécificité de l’Ile-de-France

En région parisienne, la donne est un peu différente. Les maisons dotées d’une bonne éti­quette énergétique (A ou B) ne se vendent pas plus cher que les autres. Dans un contexte de marché tendu, la « valeur verte » de l’immobilier y est moins prononcée qu’ailleurs. Elle se mesure « en creux » car les habitations les plus énergivores subissent quand même une décote de 7 % en petite couronne et de 6 % en grande couronne.

Du côté des appartements, les données sont aussi très différentes : en région parisienne comme dans le reste de la France, autant l’effet d’une bonne étiquette énergétique entraîne de la plus-value (jusqu’à 19 %), autant l’inverse ne se vérifie pas, ou peu. Si les Notaires n’avancent aucune explication sur cette particularité, celle-ci est sans doute liée au fait qu’en moyenne, la performance énergétique des appartements est moins bonne que celle des maisons ; ceux notés A ou B étant plus rares, ils se vendent plus cher.

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