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A Poitiers, les prix de l’immobilier ancien à un niveau très attractif

Maintenant à un peu plus de 2 heures de Paris grâce à la LGV, le marché immobilier à Poitiers est plutôt dynamique. Y investir n'y coûte aussi pas cher.
Immobilier
©iStockPhoto

Un marché « extrêmement dynamique ». C’est ainsi que Guillaume Carré, notaire associé à Saint-Georges-lès-Baillargeaux, près de Poitiers, qualifie l’immobilier poitevin. De son côté, Gilles Thinon, gérant de Century 21 ABI, à Poitiers, confirme cette bonne tendance, en soulignant cependant, que « pour vendre, il faut s’aligner sur les prix moyens. Au-dessus de ces tarifs, les biens partent plus difficilement. »

Les délais de vente tournent autour des cent jours, un peu au-dessus de la moyenne nationale, à 94 jours, selon les chiffres du premier semestre de Century 21. En baisse cette année (- 3 %), les prix de l’ancien sont à un niveau très attractif dans la préfecture de la Vienne, à 1 450 euros le mètre carré, même si dans l’hypercentre, la fourchette est comprise entre 1 500 et 1 700 euros. Pour une maison de 120 à 130 mètres carrés en centre-ville, comptez même 250 000 à 300 000 euros ! Tous les types de biens ne sont pas forcément en nombre : « Les grands appartements de plus de 100 mètres carrés sont, quant à eux, très compliqués à trouver », déplore Gilles Thinon.

Trop tôt pour parler d’un « effet LGV »

La mise en service cet été de la ligne ferroviaire à grande vitesse Tours-Bordeaux est-elle responsable de cette embellie ? L’infrastructure place désormais Paris à un peu plus de deux heures de la « belle endormie ». « Il est encore trop tôt pour connaître les effets de la LGV, je ne pense pas que l’impact soit considérable aujourd’hui », répond Guillaume Carré, qui est aussi membre de Immobilier.notaires.fr, le site officiel des Notaires de France. Il préfère voir dans la tendance actuelle la conjonction des taux de crédit bas et la fin des années de crise immobilière ». Quoi qu’il en soit, les volumes de vente atteignent « des niveaux inédits depuis 2008 », progressant à un rythme de plus de 6 000 unités par an.

Le centre-ville et la Gibauderie en tête

Même si la périphérie de la ville profite de cet essor, les quartiers les plus en vue restent le centre-ville et la Gibauderie, au sud-est, siège du CHU et de la faculté de médecine. Sont également dynamiques Chilvert (Poitiers-Sud), proximité du centre et de la gare, les abords du parc de Blossac avec ses maisons, en centre-ville, ou encore Poitiers-Ouest Montmidi et Les Rocs, zones autrefois délaissées par les acheteurs et qui jouissent aujourd’hui d’un regain d’intérêt grâce à une meilleure desserte des transports en commun. En revanche, le quartier Saint-Eloi, à l’est, reste boudé par les acquéreurs, victime des excès passés des dispositifs d’investissement locatif tels que le Robien. Ici, l’immobilier connaît un fort taux de vacance et des prix en chute libre.

Pour investir, l’immobilier poitevin encore accessible

L’investissement locatif marche bien parce que ce n’est pas encore trop cher, surtout dans le quartier de la Gibauderie », explique Gilles Thinon, gérant de Century 21 ABI. Ville étudiante, avec un tiers des habitants sur les bancs de la faculté, Poitiers affiche dans l’ancien une rentabilité oscillant entre 7 et 8%. Les biens privilégiés par les investisseurs sont davantage les deux et trois-pièces, qui se négocient plus aisément que les studios et F1. Ainsi, dans l’ancien, à la Gibauderie, un F2 de 40 mètres carrés vendu à 1500 euros le mètre carré et loué 450 euros, obtient une rentabilité de 8 %. Un F3 de 60 mètres carrés en plein centre-ville vendu 120000 euros et loué 600 euros affiche quant à lui 6% de rendement.

Dans le neuf, en revanche, comptez une rentabilité moindre, de 4 à 5 %. Si vous recherchez de tels actifs, sachez que des logements éligibles sont en cours de construction dans le quartier des Rocs. Mais oubliez l’avantage fiscal Pinel, qui devrait être supprimé dans la commune. A l’extérieur de la ville, au sud-est, le nouveau quartier de la ZAC des Magnals, à Mignaloux-Beauvoir, accueille également de nouvelles résidences, avec des F2 à partir de 110000 euros (programme Green Village), dont la livraison est attendue pour la fin de 2018.